Grave allergie d’une petite fille : les vêtements mis hors de cause

Le 8 novembre, une fillette faisait une grave allergie à des vêtements soit disant "made in China". Finalement, les textiles ont été mis hors de cause.

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Des ouvrirères dans une usine en Chine ©Sipa

Dernière minute : Après analyse, les vêtements de la petite fille ayant eu une allergie ont été mis hors de cause. « Ils sont négatifs. Aucune trace de diméthylfumarate (DMF) n’a été trouvée », affirme Blandine Grimaldi, directrice de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des personnes dans l’Orne. Les enquêteurs se penchent donc toujours sur la cause d’une telle allergie. « Des analyses doivent être effectuées, notamment des colorants, précise Blandine Grimaldi. Celles-ci sont plus longues. Nous aurons les résultats plus tard. » Affaire à suivre.

La provenance chinoise du vêtement ayant provoqué une grave allergie à une petite fille de 4 ans n’est pas avérée, affirme la direction départementale de la protection de la population.

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Le 8 novembre, le père de la fillette avait emmené sa fille aux urgences, affirmant que cette dernière faisait une allergie à ses nouveaux vêtements fabriqués en Chine, contenant du diméthylfumarate (DMF), interdit depuis 2008 en Europe.

Cependant, les autorités tiennent à souligner que pour le moment rien ne prouve que les vêtements sont bel et bien d’origine chinoise. Comme l’explique Blandine Grimaldi, directrice départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations, le vêtement et le lot dont il faisait partie, saisi en magasin, portaient des étiquettes « made in France ». Une enquête a été ouverte pour confirmer leur provenance.

Pour l’heure, la présence de DMF ou même la toxicité du vêtement ne sont donc pas établies. »On espère avoir [aujourd’hui] les résultats des analyses » visant à savoir s’il y a un lien entre l’allergie et le vêtement et si celui-ci contient du diméthylfumarate (DMF), selon Mme Grimaldi. Depuis toute cette histoire, le père de la petite fille a déclaré que son enfant avait été soignée et qu’elle n’avait plus rien.

Mathilde Bourge