Grèce : une centaine de touristes français intoxiqués

En Grèce, des centaines de clients français d’un hôtel de luxe ont été victimes d’une violente intoxication d’origine mystérieuse. Ils regrettent la mauvaise « gestion de crise » de l’hôtelier.

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"Des clients étaient obligés de s'arrêter pour vomir" ©ShutterStock

Ce qui devait ressembler à des vacances paradisiaques s’est vite transformé en cauchemar. Des centaines de clients du Lindos Imperial, un hôtel 5 étoiles situé sur l’île de Rhodes, en Grèce, ont été (et sont encore) victimes d’une mystérieuse et gigantesque intoxication, d’origine probablement alimentaire. Des touristes décrivent des scènes apocalyptiques, comme le français Jean-Pierre Lacaux, justement spécialiste de télé-épidémiologie, au micro d’Europe 1. « C’était foudroyant dans l’hôtel. Les gens ont commencé à avoir des symptômes et entre le lundi et le mardi, pratiquement les 200 Français qui étaient là étaient tous touchés ».

L’homme, en vacances avec son épouse, ses enfants et petits-enfants poursuit : « d’abord c’était des vomissements, des diarrhées violentes. (…) On voyait des gens qui marchaient et qui, d’un seul coup, étaient obligés de s’arrêter et de vomir dans tous les coins. Si vous regardiez à 360° autour, vous en voyiez trois ou quatre, dans l’hôtel, à l’extérieur, dans la piscine… ». Il raconte que sa propre femme s’est même « évanouie dans le restaurant principal ».

Des clients révoltés

L’hôtelier a indiqué dans un communiqué « que l’île de Rhodes était actuellement touchée par un virus qui se trouve dans l’air et que la nourriture et l’eau n’étaient nullement en cause ». Mais les clients ne veulent pas y croire. Les analyses alimentaires qui leur ont été rapportées ne concernent que « trois ou quatre plats non sensibles, alors que les quatre restaurants en comptent près de 200 à base d’ingrédients bien plus risqués comme les laitages », souligne Jean-Pierre Lacaux.

L’établissement, qui compte également du personnel malade, a tout de même pris des mesures d’urgence comme la mise à disposition de trois médecins. Mais là encore, les touristes se sont offusqués : il fallait débourser 100 euros pour pouvoir être ausculté. Aussi, l’installation de lave-mains à l’entrée des salles de restauration n’a pas suffit à enrayer l’épidémie.

Remontés, plusieurs vacanciers ont décidé de former un collectif pour faire valoir leurs droits devant la Justice. Le voyagiste Fram qui continue de vendre des séjours dans cet hôtel est également visé. Le tour-opérateur a prévu un dédommagement de 15 % sous forme d’avoir pour un prochain voyage.

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Thomas Levy