Grève des médecins : les cabinets fermés ce jeudi

Le syndicat MG France appelle les médecins généralistes à fermer leurs cabinets ce jeudi. Les professionnels de la santé devraient également poursuivre leur grève administrative.

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Le syndicat MG France appelle les médecins généralistes à fermer leurs cabinets ce jeudi 5 février. ©ShutterStock

Alors que l’épidémie de grippe progresse, les médecins ne lâchent rien. Ce jeudi 5 février, le principal syndicat MG France a appelé les généralistes à fermer de nouveau leurs cabinets. Le but ? Maintenir la pression sur Marisol Touraine, ministre de la Santé. Depuis le mois de décembre, les professionnels réclament une revalorisation tarifaire de leurs consultations, non prévue dans le projet de loi santé.

« Il n’y a pas eu d’avancée (…) depuis qu’on a commencé ce mouvement de mobilisation en fin d’année dernière », souligne Jacques Battistoni, secrétaire général de MG France. « Ce serait irresponsable de cesser la pression alors qu’on n’a rien obtenu. » Concrètement, les médecins réclament une consultation à 25 euros contre 23 actuellement, soit le même tarif que les médecins spécialistes. Une demande que refusent de satisfaire l’Assurance maladie et le gouvernement jusqu’à la tenue des élections professionnelles en fin d’année.

La grève administrative continue

Pour renouer le dialogue avec les professionnels de santé, la ministre a lancé le mois dernier des groupes de travail afin de réécrire les points litigieux de son projet de loi, à l’instar du tiers payant (dispense d’avance de frais) généralisé d’ici à 2017. Le groupe devrait rendre ses premières conclusions mi-avril au Parlement.

De leur côté, le Syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNGMG), la Fédération française des médecins de France et la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF)appellent à poursuivre la grève administrative lancée au début du mois de janvier. Pour cela, les syndicats demandent aux médecins de refuser la Carte Vitale et de privilégier les feuille de soins papiers afin d’engorger l’administration.

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Mathilde Bourge