Grippe A : le vaccin serait lié à des cas de narcolepsie

Une étude confirme les soupçons : plusieurs cas de narcolepsie détectés en France seraient bien liés à la prise du vaccin contre le virus de la grippe A (H1N1).

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2016
Une soixante de personne souffriraient aujourd’hui en France de narcolepsie-cataplexie en raison d’une vaccination contre le virus H1N1. ©ThinkStock

Fin 2012, un rapport avait été établi entre le vaccin de la grippe A et des cas de narcolepsie. Une hypothèse confirmée dans une étude financée par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et publiée au cours du mois de juillet dans la revue Brain.

Note – La narcolepsie est une maladie neurologique qui se caractérise par un grand besoin de sommeil et des endormissements incontrôlés tout au long de la journée. Elle toucherait une personne sur environ 4 000.

Narcolepsie post vaccin H1N1 : une soixantaine de Français concernés

L’équipe de chercheurs français à l’origine de ces travaux assure qu’il y a bien un lien entre l’importante campagne de vaccination contre le virus de la grippe H1N1 de 2009 et différents cas de narcolepsie détectés en France. Selon eux, une soixante de personne souffrent aujourd’hui dans l’hexagone de narcolepsie-cataplexie en raison d’une vaccination contre le virus H1N1. Les premiers symptômes de la maladie se développeraient environ trois mois après la prise du vaccin. D’après les observations des chercheurs, le Pandemrix et le Panenza sont tous deux concernés.

Dès 2010, des études avaient déjà mis en avant le lien entre la vaccination massive en Europe et le développement de maladies neurologiques, mais essentiellement chez l’enfant.

Narcolepsie : les malades demandent une indemnisation

Grâce à cette nouvelle étude, les malades espèrent pouvoir obtenir plus facilement une indemnisation. Comme le souligne Le Figaro, certains d’entre eux sont reconnus handicapés à 80 % et bénéficient de pensions d’invalidité mais le préjudice qu’ils ont subi n’a jamais été indemnisé. Les efforts fournis par l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam) sont jugés insuffisants par les malades (propositions de quelques dizaines de milliers d’euros). Pour rappel, la France avait signé en 2009 une clause stipulant qu’en cas d’effets indésirables, l’État prendrait en charge les indemnisations des victimes.

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Damien Rigat