Heavy metal : le headbanging, mauvais pour la santé ?

Un cinquantenaire aurait développé un hématome dans le cerveau après un concert de Motörhead (heavy metal), rapportent des médecins allemands. L'homme aurait abusé de headbanging, une sorte de danse qui consiste à secouer violemment la tête.

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Au cours des dernières années, trois cas d'hématome sous-dural lié au headbanging ont été recensés. - crédit photo : salajean ©ShutterStock

Les amateurs de rock ont au moins une fois dans leur vie pratiqué le headbanging, une danse qui se caractérise par des mouvements violents de la tête, réalisés au rythme de la musique (de haut en bas, de droite à gauche ou circulaires). Un excellent défouloir. Le bémol : cette pratique pourrait être nocive pour la santé. Dans une étude de cas publiée ce vendredi 4 juillet dans la revue médicale The Lancet, des médecins allemands révèlent qu’un homme de 50 ans a développé un hématome dans le cerveau en janvier 2013, quatre semaines après avoir participé à un concert de Motörhead, un groupe de heavy metal britannique.

Quand le choc est modéré, l’hématome peut se former plusieurs semaines après

Le patient s’est plaint de migraines aiguës. Jour après jour, la douleur s’intensifiait. L’équipe médical qui l’examine identifie un hématome sous-dural, c’est à dire un épanchement de sang situé entre les tissus des méninges entourant le cerveau. Ce type d’hématome se forme la plupart du temps après un traumatisme crânien. Il peut provoquer une compression progressive du cerveau. Si le choc n’est pas trop important, l’amas de sang peut se développer plusieurs semaines après. Pour le faire disparaître, les médecins ont percé un trou dans le crâne de l’homme.

Headbanging : attention, aussi, au coup du lapin

Ce n’est pas la première fois que ce genre de phénomène se produit. Au cours des dernières années, trois cas d’hématome sous-dural lié au headbanging ont été recensés. L’une des personnes concernées est décédée. « L’incidence pourrait être plus élevée car les symptômes de ce type de blessures sont souvent silencieux sur le plan clinique ou n’entraînent que des maux de tête modérés qui disparaissent spontanément », indique le Dr Ariyan Piradesh Islamian de l’école médicale de Hanovre (AFP).

D’autres problèmes liés à cette pratique ont été révélés dans la littérature scientifique. Parmi eux : des fractures de la deuxième vertèbre cervicale, des dissections de l’artère carotide et des traumatismes de la région cervicale, le fameux « coup du lapin ». Vous voilà prévenus.

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Cécile David