Homéopathie : ce n’est que du sucre !

Selon le Conseil National de Santé Australien, l’homéopathie n’aurait aucune efficacité sur la santé. Une étude qui vient confirmer les conclusions qu’avaient apportées de la Chambre des Communes.

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Sauf que, depuis plus de 200 ans, aucune preuve scientifique n’a été apportée sur ses bienfaits pour la santé. ©ShutterStock

Popularité inébranlable et efficacité douteuse. C’est le paradoxe qui définit l’homéopathie. Et les récents résultats publiés par le Conseil National de Santé Australien (NHMRC) viennent encore confirmer la chose : « il n’y a aucune preuve d’une quelconque efficacité de l’homéopathie sur la santé », résume le NHMRC.

Homéopathie : pas mieux qu’une pilule de sucre

Cette médecine, non-conventionnelle, proposée et définit pour la première fois par Samuel Hahnemann en 1796, se compose de substances végétales, animales, minérales ou chimiques, mélangées à de l’eau et de l’alcool, et repose sur le principe de « mémoire ». Sauf que, depuis plus de 200 ans, aucune preuve scientifique n’a été apportée sur ses bienfaits pour la santé.

Pour mener ses recherches, le Conseil National de Santé Australien a analysé des études, des évaluations provenant de particuliers et de groupes de soutien de l’homéopathie, des rapports gouvernementaux d’autres pays et des observations cliniques. En tout ce ne sont pas moins de 225 études sur 65 maladies qui ont été recensées. Pour un constat sans appel : l’homéopathie ne sert à rien.

Inefficace : toujours la même conclusion

Pour les auteurs, il n’y a « aucune preuve fiable » de son action positive sur le corps et la santé. Et si « certaines études ont conclu » au contraire, c’est qu’elles étaient « de mauvaise qualité ».

Mais il y a pire pour les scientifiques. Si elles ne sont pas plus efficaces que « des pilules de sucre », il demeure un danger à leur consommation. « Les personnes qui choisissent l’homéopathie peuvent mettre leur santé en danger si elles rejettent ou retardent les traitements qui ont prouvé leur sécurité et leur efficacité ».

Une étude qui vient en confirmer des dizaines d’autres, dont celle de la Chambre des Communes (Royaume-Uni) publiée en 2010. En France, 56 % de la population à recours à cette médecine alternative, selon un sondage de l’Ipsos 2012.

Laurie Ferrère