Il monte à Paris à cheval contre la hausse de la TVA dans l’équitation

Le gérant d'un centre équestre a prévu de monter à Paris à cheval, dans le but de manifester contre la hausse de la TVA dans la filière équestre. Cette augmentation menacerait de fermeture 2 000 des 7 000 centres français.

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2 000 des 7 000 centres équestres français sont menacés de fermeture par la hausse de la TVA ©ThinkStock

Après les bonnets rouges et leur révolte contre l’écotaxe en Bretagne, voici venu Laurent Cremaschi, à cheval contre la hausse de la TVA prévue dans la filière équestre. Pour protester, ce gérant d’un centre équestre dans les Vosges a décidé de monter à Paris sur le dos de Jumper, un hongre de 9 ans. « Cette hausse va être insoutenable financièrement », a-t-il dénoncé. Face au déclin attendu de la clientèle en raison de la hausse des prix, « il va falloir diminuer le nombre de nos chevaux et de nos salariés », s’est-il inquiété. « La seule possibilité va être de les orienter vers la boucherie, ça va être dramatique. »

Ce lundi, Laurent Cremaschi a pris seul le chemin de Paris, en commençant par Epinal. « Jusqu’à Verdun je serai accueilli dans différents centres équestres […]. Et dans les autres régions j’ai déjà trouvé des points de chute à travers Facebook », a-t-il expliqué à l’AFP. Et bien que seul sur la route, Laurent a réussi à rallier près de 1 500 fans de chevaux à sa cause sur Facebook, dans un groupe intitulé « Croisade à cheval contre la hausse de la TVA et l’équitation en péril ».

2 000 des 7 000 centres équestres menacés

Après son périple, rythmé de manifestations devant différentes mairies, le gérant compte arriver avec jumper « autour du 18-19 novembre » à Paris, soit pendant le congrès des maires et le passage prévu de l’amendement au Sénat, « de manière à faire pression ». L. Cremaschi souligne « le rôle éducatif » de son action, qui n’a pas vocation à « semer le désordre ».

Selon les professionnels du secteur, cette hausse de la TVA de 7 à 20 % à compter du 1er janvier menacerait de fermeture 2 000 des 7 000 centres équestres français.

Mathilde Bourge