Implants PIP : Jean-Claude Mas de retour en détention provisoire

Jean-Claude Mas, fondateur de la société PIP, a été placé en garde à vue aujourd’hui à Marseille dans le cadre du volet financier du scandale PIP. Cependant il devrait sortir de prison le 6 juillet prochain.

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Jeudi 5 juillet : Jean-Claude Mas a été mis en examen aujourd’hui dans le volet financier du scandale PIP.  Il est accusé d’abus de biens sociaux, de blanchiment et de blanchiment de fraude fiscale. Il devait présenté aujourd’hui à un juge des libertés et de la détention pour être placé en détention provisoire, selon les dires de son avocat.

Le fondateur de la société PIP, Jean-Claude Mas, et son associé Claude Couty, ancien directeur général, ont été placés en garde à vue à Marseille dans le cadre du volet financier de l’affaire PIP. Cette information a été confirmée par des sources proches du dossier.

Le parquet de Marseille enquête sur plusieurs chefs d’accusation

Les deux hommes sont en garde à vue à la section de recherches de la gendarmerie de Marseille. Ils sont accusés d’abus de biens sociaux, recel d’abus de biens sociaux, banqueroute frauduleuse et blanchiment. Une plainte avait été déposée par Maitre Christine Ravaz auprès du Parquet de Toulon qu’il l’avait ensuite transmise au pôle santé publique du parquet de Marseille.Ce dernier regroupe donc désormais les volets sanitaire et financier de l’affaire des implants PIP.

Jean-Claude Mas déjà écroué et bientôt sorti ?

Depuis le 6 mars dernier, Jean-Claude Mas est en prison pour homicides et blessures involontaires. Il est soupçonné d’avoir fabriqué des prothèses mammaires avec du gel non homologué. Jean-Claude a été placé en prison car il avait refusé de payer la caution prévue dans le cadre de son contrôle judiciaire.

Jean-Claude Mas devait sortir de prison le 6 ou le 7 juillet au terme de sa détention provisoire. La juge devait notamment l’entendre demain en ce qui concerne les blessures involontaires. Cette audition devrait être reportée à cause de la nouvelle garde à vue à l’encontre du fondateur de la société PIP.

L’avocat dénonce une cruauté judiciaire contre son client remarquant que les autorités ont attendu le dernier moment pour entendre son client. Le scandale des implants PIP connait avec cette garde à vue un troisième rebondissement.

Le premier procès devrait débuter en 2013 à Marseille pour tromperie aggravée et blessures et homicides involontaires.

Anne-Ségolène Brun