Jeux Olympiques : Usain Bolt, moins rapide qu’un lévrier !

Une étude britannique s'est amusée à comparer les performances des plus grands sportifs à celles des animaux. L'homme est légèrement à la ramasse...

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le guépard distancerait largement Usain Bolt ©ThinkStock

Si tous les animaux pouvaient participer aux Jeux Olympiques, il n’est pas certain que les hommes décrocheraient beaucoup de médailles. Une étude, publiée dans la revue britannique Veterinary Record, a comparé les performances sportives dans de nombreuses disciplines et pas de doute, les humains sont à la traîne. « Dans des compétitions purement physiques, comme courir, sauter ou nager… nous ne pourrions rien gagner », confirme à l’AFP le professeur Craig Sharp auteur de l’étude.

Et bien sûr, les chercheurs ne se sont pas intéressés au citoyen lambda pour effectuer ces comparaisons, mais aux meilleurs d’entre nous.

Usain Bolt, champion du 100 mètres avec un record de 9,58 secondes, soit une vitesse de 37,6 km/h, serait largement distancé par le guépard, animal le plus rapide au monde. Avec ses 104 km/h, il pourrait courir le 100 mètres en 5,8 secondes. Le Jamaïcain pourrait cependant rivaliser avec le dromadaire, qui lui pourrait faire un 100 mètres en 9,8 secondes.

Mais que dire de son record sur 200 mètres, de 19,19 secondes ? Cette vitesse impressionnante pour les humains n’inquiéterait en aucun cas le guépard, qui pourrait parcourir la même distance en 6,9 secondes, pas plus que le pur-sang anglais Black Caviar, en 9,98 secondes ou encore un lévrier, en 11,2 secondes.

Mêmes conclusions pour les champions d’endurance. Le Kenyan Patrick Makau, recordman du marathon en 2 heures 3 minutes et 38 secondes, n’aurait pas fière allure face à un cheval d’endurance, qui pourrait parcourir les 42,165 kilomètres en à peine une heure et 20 minutes…

L’homme pourrait gagner un décathlon

L’homme n’est en revanche pas si ridicule que cela dans les épreuves de sauts. Javier Sotomavor, champion du saut en hauteur avec 2,45 mètres serait battu par la gazelle ou le kangourou australien, mais seulement de quelques dizaines de centimètres, ces deux animaux pouvant atteindre les 3 mètres de hauteur.

Mais les humains ont un atout que les animaux n’ont pas : ils peuvent être bons dans plusieurs disciplines, alors qu’un animal ne pourrait s’illustrer que dans l’une d’entre elles. « Nous sommes bons en terme de polyvalence: on peut sprinter, courir sur de longues distances, sauter, nager et soulever des poids », indique le spécialiste en médecine sportive de l’université londonienne Brunel University. Bref, dans un décathlon, l’humain retrouverait tout son prestige !

Mathilde Bourge