JO 2012 : il faut payer pour utiliser le logo

Un boucher anglais a été contraint par les autorités de retirer une enseigne qu’il avait fabriqué à l’occasion des JO. Pour utiliser le logo des JO, il faut payer et la police anglaise y veille.

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Il faut un contrat officiel pour utiliser le logo des JO ©ThinkStock

A chaque édition les compétitions des Jeux Olympiques prennent place dans un pays différent. Mais s’il y a bien une chose qui tous les ans est inchangée c’est le logo officiel des 5 anneaux. Le simple fait d’utiliser ce symbole olympique peut rapporter gros aux commerçants. Mais pour avoir alors le droit d’apposer ce logo dans sa vitrine ou sur ses produits, encore faut-il avoir un contrat officiel. Et certains commerçants l’ont appris à leur dépend.

Logo en saucisses, soutiens-gorge et culottes

C’est ainsi qu’un artisan boucher de Weymouth, au Sud de l’Angleterre, a été tenu de retirer de la devanture de sa boutique l’enseigne qu’il avait fabriqué à l’occasion des Jeux Olympiques 2012 se déroulant à Londres. Le commerçant avait arrangé ses saucisses en 5 anneaux afin de réaliser le logo des JO. Bien mal lui en a pris puisque les inspecteurs de la police ont instamment exigé de lui qu’il les retire de sa vitrine. La propriétaire d’une boutique de lingerie a vécu la même mésaventure et a dû retirer les anneaux fabriqués en soutiens-gorge et en culottes.

Le logo mais également les mascottes sont de la propriété exclusive du Comité international Olympique (CIO). Il est alors le seul à pouvoir autoriser leur utilisation par les sponsors officiels. Pour être sponsor officiel, la charte Olympique prévoit qu’il faut passer un contrat avec le Comité. Or ce contrat peut couter très cher et pour preuve, seules des grandes enseignes sont sponsors officiels. Il s’agit notamment de Coca-Cola et de McDonald’s.

Afin d’entretenir ce partenariat, le Comité veille au grain

« Pour organiser les jeux, nous avons dû lever quelques 700 millions de livres auprès des sponsors » souligne le porte-parole de l’organisation des JO. Le droit de jouir et d’exploiter en exclusivité le logo des Jeux Olympiques est donc un privilège qu’il faut avoir les moyens de s’offrir. « Cela ne peut pas fonctionner si nous n’offrons pas une protection en terme de marque à nos partenaires » explique-t-il pour justifier la pression des agents sur les petits commerçants.

Le zèle de la police anglaise s’explique donc avant tout par l’importance des sommes en cause. Mais alors que l’organisation policière autour des Jeux de Londres ne semble souffrir d’un sous-effectif notoire en agents, l’accent porté autour du logo fait déjà débat. N’y a-t-il pas des problèmes prioritaires se demandent certains ?

Maëla Priolet