JO 2012 : mais où sont passés les 7 athlètes camerounais ?

Sept athlètes originaires du Cameroun se sont volatilisés du village olympique de Londres. Comme d’autres l’ont fait avant eux, ils sont suspectés d’avoir profité de leur venue en Europe pour s’enfuir et demander l’asile politique.

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Le boxeur Thomas Essomba (à droite) fait partie des déserteurs ©Sipa

Stupeur à Londres. Sept athlètes camerounais ont disparu du village olympique, a annoncé mardi le ministère des Sports et de l’Education physique du Cameroun. Ces sportifs, cinq boxeurs, un nageur et une footballeuse, sont suspectés d’avoir pris la poudre d’escampette pour demander l’asile politique en Europe.

Drusile Ngako, gardienne réserviste de l’équipe féminine de football, a été la première à abandonner la délégation, dès les premiers jours de la compétition. Ont rapidement suivi « l’exemple » les boxeurs Thomas Essomba (mi-mouche), Hyacinthe Mewoli Abdon (poids léger), Christian Donfack et Serge Ambomo (mi-lourds), ainsi que le nageur Paul Edinguè Ekane.

Les déserteurs, qui n’ont pas particulièrement brillé aux épreuves, ont attendu le versement de leur prime de participation aux Jeux olympiques (2 500 000 francs CFA soit environ 3 800 euros) pour prendre la clé des champs. Où se trouvent-ils à présent ? Le Comité international olympique (CIO) n’en a pas la moindre idée.

« Ils n’ont rien fait de mal »

À ce jour, aucun des sept athlètes n’a effectué de demande d’asile, a indiqué aux journalistes le porte-parole du Locog, l’organisateur des Jeux. « Ils ont des visas pour rester dans ce pays jusqu’à novembre, donc à ce stade, ils n’ont rien fait de mal », a-t-il poursuivi. N’empêche, cela ne serait pas la première fois que des athlètes originaires d’Afrique profitent de leur venue en Europe pour réclamer l’asile. Pas plus tard que la semaine dernière, trois athlètes soudanais, qui avaient participé aux entraînements mais n’avaient pas été qualifiés pour les épreuves officielles, ont soumis une demande d’asile politique au Royaume-Uni.

Selon le site afrik.com, le gouvernement britannique avait pris ses dispositions quelques mois avant le début des JO. Les 20 000 personnes ayant obtenu un visa de six mois pour participer à la compétition ont l’interdiction formelle de se marier, de trouver un emploi ou d’entamer des études pendant la durée de validité de leur visa.

Julie Toury