La banane de Neymar : un coup de pub !

En soutien à son coéquipier du FC Barcelone, Dani Alves, Neymar avait lancé le hashtag #noussommestousdessinges sur Twitter. Un coup savamment préparé par son agence de publicité.

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La banane de Neymar et de son fils en soutien à Dani Alves ©DR

La campagne « nous sommes tous des singes » a connu un grand succès sur les réseaux sociaux. Initié par le joueur brésilien Neymar, elle n’aurait, en réalité, rien de spontanée. Trois jours après les faits, la presse brésilienne révèle que ce geste est le fruit de l’agence de publicité de Neymar.

Une idée du père de Neymar

Le 12 avril dernier, lors d’un match du Championnat d’Espagne à Grenade, Neymar a été victime d’insultes racistes. Des mots qui ont blessé le père du joueur, qui a immédiatement alerté l’agence de publicité basée à Sao Paulo, en charge de son fils. « L’idée était de faire quelque chose de léger, et même d’amusant » pour dénoncer ces actes, a avoué Guga Ketzer, vice-président de l’agence. « Nous attendions le meilleur moment pour le divulguer, et ç’a a été après ce qui s’est passé ce dimanche avec Daniel [Alves]. »

Après le match, Neymar a donc posté sur Twitter la désormais célèbre photo de lui et de son fils en train de manger une banane, en signe de soutien à son coéquipier. Le hashtag « nous sommes tous des singes » ainsi que le cliché ont dès lors été abondamment repris sur le réseau social. Le tweet initial du joueur du Barça a été retweeté 4 187 fois et même la présidente du Brésil, Dilma Rousseff, se l’est approprié.

De son côté, Dani Alves reconnait qu’il était au courant des préparatifs de cette campagne. En revanche, son geste sur le terrain aurait été complètement « spontané ». « C’était déjà arrivé contre d’autres coéquipiers, à d’autres occasions, on en a débattu, a-t-il dit sur Radio Globo. On avait déjà parlé d’une campagne que l’entourage de ‘Ney’ voulait faire sur ce sujet, puisque ça lui était déjà arrivé. Mais ma réaction est venue spontanément. On m’a jeté une banane, elle est tombée devant moi, je l’ai prise et l’ai mangée, sans penser aux conséquences, mais simplement à combattre une action négative par une action positive. » Et d’ajouter : « Quand quelqu’un lance une offense, en général celui qui la reçoit se sent offensé. Si on n’est pas offensé, l’offenseur n’atteint pas son objectif. »

Dimanche dernier, Daniel Alves, arrière droit brésilien jouant au FC Barcelona, avait ramassé une banane lancée des tribunes adverses (Villareal), l’avait épluchée et mangée. L’auteur de ce geste raciste a pu être identifié par les caméras et est aujourd’hui interdit de stade.

Mathilde Bourge