La Belgique victime de son succès auprès des étudiants français

En Belgique, dans la filière orthophonie, 90 % des étudiants sont français. Un chiffre qui étonne et inquiète les autorités belges qui voudraient limiter ce phénomène.

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Les étudiants français seront-ils tirés au sort pour intrégrer une école belge ? ©ThinkStock

Depuis plusieurs années, les étudiants français pullulent sur les bancs des écoles paramédicales belges. Mais l’exode est peut-être bientôt terminée, car les autorités belges comptent bien y mettre un terme et limiter leur accès aux Français. Cependant, la technique des quotas par nationalité mis en place a été retoquée par l’Union Européenne, elles vont donc devoir réfléchir à un nouveau système.

Cette année, la rentrée dans les écoles paramédicales belges sera majoritairement française. A Bruxelles dans l’école Marie Haps, par exemple, 225 des 250 nouveaux étudiants seront des Français.

Les étudiants français prennent-ils la place des belges ?

Mais qu’a donc notre voisin européen qui attire autant nos petits Français ? En se rendant en Belgique, les étudiants français évitent les concours à l’entrée, traditionnels en France mais qui ne sont pas de rigueur en Belgique.

Ce que déplorent les belges ce n’est pas en soi la venue des Français mais que le nombre de places dans ces écoles est limité. Autrement dit, pour eux, plus il y a de nouveaux inscrits français moins il y a de belges dans ces formations.

Pour limiter cet afflux massif, les autorités belges ont donc décidé de mettre en place un système de quotas qui limite le nombre de places accessibles aux étudiants non-résidents. Cependant, cette solution ne convient pas aux autorités européennes et la Cour de justice a donc décidé d’y mettre fin dans certaines filières. Pour la rentrée 2013, les autorités belges pourraient alors opter pour un mode de sélection par tirage au sort pour les étudiants non-résidents.

Maëla Priolet