La chasse aux Lego est ouverte sur les plages britanniques

C'est une histoire insolite qui ravit les collectionneurs. En 1997, un conteneur rempli de Lego sombre dans l'Atlantique. Depuis, des centaines de petits jouets s'échouent sur les plages britanniques.

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Les collectionneurs se pressent pour déterrer ce trésor enfoui dans le sable ©ShutterStock

Nul n’ignore le monde des Lego aujourd’hui. Ce jeu de construction en brique et ses différents personnages ont marqué et continuent de remplir l’enfance d’enfants de plusieurs générations. Mais connaissez-vous la chasse aux trésors Lego qui se joue sur les plages britanniques ?

Pieuvres et dragons sont le Saint-Graal

En février 1997, le porte-conteneurs Tokyo Express est frappé par une vague décrite comme « un phénomène se produisant une fois tous les cent ans ». Soixante-deux conteneurs, dont l’un d’eux renfermait 4,8 millions de Lego, tombent par-dessus bord. Depuis les courants poussent régulièrement ces petits jeux en plastique vers les plages de Cornouailles, en Grande-Bretagne.

Depuis les collectionneurs se pressent pour déterrer ce trésor enfoui dans le sable, dont 353 246 petites marguerites, mais également une multitude de petits objets inspirés par l’univers de la mer : pieuvres, gouvernails, épées de pirates, algues ou encore accessoires de plongée. Il n’y a pas de hasard.

Des jouets qui restent une pollution marine catastrophique

Tracey Williams, une habitante de Newquay, passionnée par cette histoire, raconte : trouver « une pieuvre ou un dragon, c’est le Saint-Graal », et aujourd’hui, « seules trois pieuvres ont été retrouvées, dont une par moi-même ». Tracey a même crée une page Facebook pour permettre à tous de partager ses découvertes. Même si certains affirment avoir trouvaient des Lego issus de ce conteneur en Australie, l’océanographe Curtis Ebbesmeyr explique que « dix-sept ans après [les pièces] n’ont été retrouvées que sur les côtes de Cornouailles. Où se trouvent les autres pièces, c’est un mystère ».

Aussi belle que soit cette histoire, l’océanographe insiste sur le danger que constituent ces petites pièces pour les poissons et les oiseaux. Les débris et les contenus des cargaisons coulées, quels qu’ils soient, restent une pollution marine « catastrophique pour l’environnement ».

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Laurie Ferrère