La chirurgie esthétique des bras en plein boom

Aux Etats-Unis, les femmes rêvent d’avoir les bras de Michelle Obama ou de Demi Moore. Et pour cela, elles sont prêtes à tout, même à la chirurgie esthétique.

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Les Américaines rêvent d'avoir les bras de Michelle Obama ©Sipa

Vous aussi vous avez la peau des bras qui se relâche ? Le « gras du bye-bye » qui flotte ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas la seule à fantasmer sur des bras fins. La preuve ? Aux Etats-Unis, les liftings de cette partie du corps ont augmenté de 4 000 % en seulement dix ans. L’an dernier, environ 15 000 personnes – 98 % des cas sont des femmes – y ont eu recours, d’après les statistiques de l’Association américaine des chirurgiens plasticiens. En France, cette tendance serait également en hausse.

Doit-on forcément passer par la case « chirurgie esthétique » pour lutter contre le relâchement de la peau ? D’après les spécialistes, malheureusement oui. L’exercice et la gymnastique n’ont, hélas, que très peu d’effet sur cette zone.

La liposuccion et la brachioplastie

Pour les femmes qui souhaitent subir une intervention chirurgicale, deux options :

– La liposuccion, qui va aspirer la graisse

– La brachioplastie, qui va éliminer la peau superflue sur la face interne du bras

Une chirurgie très demandée après une perte de poids

Certes, la mode est aux bras dénudés, aux bustiers et aux tops courts, mais un autre facteur explique l’essor de la liposuccion des bras : la chirurgie bariatrique. Cette intervention, destinée aux personnes souffrant d’obésité morbide, consiste à réduire la taille de l’estomac. Souvent, les patients perdent énormément de poids en très peu de temps. « Perdre 50 kg ou plus provoque, entre autres, un affaissement de toute la face interne du bras, relève le Dr Sydney Ohana, chirurgien plasticien à Paris. Pour ces patients, il ne s’agit pas de ressembler à Demi Moore, mais de sauver les apparences dans le cadre d’une chirurgie réparatrice. »

La brachioplastie n’a pas que des avantages

Le chirurgien tient tout de même à mettre en garde contre cette intervention. Certes, « elle donne de bons résultats chez des femmes gênées par un relâchement important de la peau », mais l’opération entraîne un inconfort important. Il est notamment interdit, durant les trois semaines suivantes, de lever les bras.

De plus, la brachioplastie laisse de larges cicatrices le long du bras, qui ne s’estomperont pas avant un an. Enfin, les chirurgiens recommandent à leurs patientes de suivre, suite à l’opération, un régime approprié et de faire de l’exercice physique.

Maxime Quéma