La Nasa veut coloniser Vénus

Alors que l'attention se focalise sur Mars, la Nasa prévoit également une mission habitée vers Vénus. Des hommes pourraient vivre un an situés à 50 kilomètres au-dessus de l'étoile du berger.

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Des astronautes pourraient vivre un an dans des vaisseaux situés à 50 kilomètres au-dessus de Vénus. ©ShutterStock

Alors que tout le monde fantasme sur l’idée d’un voyage vers Mars, la Nasa planche sur un tout autre projet. Le centre de recherche de Langley vient de dévoiler les prémices d’une expédition habitée vers Vénus. Une idée folle ? Pas tant que ça.

Des conditions pas aussi idéales que sur Mars

Si Mars occupe souvent le devant de la scène, c’est parce que la planète rouge possède des atouts que l’étoile du berger n’a pas. Si ces deux planètes sont à peu près équidistantes de la nôtre, la température à la surface de la première avoisine les -63°C quand la surface de Vénus atteint facilement les 465°C ! De quoi faire fondre du plomb en un clin d’œil. De plus, la pression de la deuxième planète en partant du Soleil est 90 fois plus élevée que sur Terre et son atmosphère est constituée de nuages d’acides sulfuriques.

À la vue de ces données, on imagine mal un homme poser le pied sur la « presque jumelle » de la planète bleue (les deux ont à peu près les mêmes dimensions). C’est d’ailleurs pour cela que les chercheurs de la NASA imaginent plutôt une mission habitée dans les airs de Vénus. Le projet, baptisé HAVOC (Concept opérationnel Vénus haute altitude), prévoit l’envoi d’un robot dans l’atmosphère de la planète afin de tester les lieux avant l’arrivée des hommes. Ces derniers viendraient ensuite pour une mission de trente jours perchés à 50 kilomètres au-dessus de Vénus, où la pression est la même que sur Terre et la température ne s’élève « qu’à » 75°C.

Une cité flottante au-dessus de Vénus

Après cette première expérience, une seconde équipe serait envoyée pour une mission d’un an à bord de vaisseaux de 130 mètres de long, tenus par des ballons d’hélium et alimentés par des panneaux solaires. Un attroupement de navettes qui donnerait l’impression d’une cité flottante au-dessus de Vénus. Pour le retour, les astronautes embarqueraient à bord d’un autre vaisseau de 31 mètres. Cependant, la Nasa n’a pas encore donner de dates approximatives de départ.

De nombreux projets très ambitieux de l’agence spatiale américaine n’ont pas vu le jour ces dernières années. Reste à savoir si HAVOC sera l’exception qui confirmera la règle.

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Mathilde Bourge