La réelle menace des robots tueurs

Alors que doit se tenir aujourd’hui une réunion à l’ONU sur les « robots tueurs », Human Right Watch estime dans l’un de ses rapports que ces « armes » menacent les droits humains, en temps de paix comme en temps de guerre.

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Human Right Watch espère que les 117 pays concernés opteront pour une interdiction de cette arme. ©ShutterStock

La fiction peut-elle devenir réalité ? C’est en tout cas ce que veut éviter l’ONG, Human Right Watch. Après avoir lancé un premier avertissement en 2012, soutenu par les prix Nobel de la paix de la Nobel Women’s Initiative, l’association tient une nouvelle fois à tirer la sonnette d’alarme sur le danger des robots tueurs dans un ultime rapport.

Des robots tueurs sans jugement

Ces robots tueurs, des armes sophistiquées agissant sans supervision humaine, sont une réelle menace des droits humains. Pour l’ONG « le jugement humain reste indispensable pour toute décision concernant le recours à une arme mortelle, qu’il s’agisse d’une situation de guerre ou d’application de la loi », comme l’estime Steve Goose, directeur de la division Armes de l’organisation.

Alors que doit se tenir à partir d’aujourd’hui, mardi 13 mai, à l’ONU une réunion sur les robots tueurs, Human Right Watch espère que les 117 pays concernés opteront pour une interdiction de cette arme. Et l’organisation d’expliquer jusqu’où peut aller la menace de ces robots tueurs.

Une violation des droits de l’homme

Car on parle ici d’un type d’armes conçues pour n’éprouver « ni crainte ni colère », ne montrant « aucune compassion », ajoute Bonnie Docherty. Et qui ne sera donc pas capable de faire la différence entre un jouet et une réelle menace armée. Ces armes sans jugement sont un « outil parfait pour les dictatures ». Ces machines inanimées ne pourraient pas comprendre ou respecter la valeur de la vie, alors qu’elles auraient le pouvoir de déterminer quand y mettre fin.

Et en cas de « violation inévitable des droits de l’homme, on ne peut savoir qui peut être tenu pour responsable », c’est pour cela que Human Right Watch appelle les gouvernements à dire non aux armes totalement autonomes pour quelque but que ce soit.

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Laurie Ferrère