L’Anses livre ses conseils pour mieux consommer le poisson

L'Anses a publié un rapport conseillant aux consommateurs de poissons de bien se renseigner sur l'origine de leur nourriture. L'agence préconise également de ne pas manger plus de deux parts de poisson gras par semaine.

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Les consommateurs ne devraient pas manger plus de deux portions de poisson gras par semaine ©ThinkStock

Les poissons sont de véritables « éponges à produits toxiques », surtout lorsqu’ils proviennent d’élevage. Loin de vouloir dissuader les Français de manger du poisson et des fruits de mer, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) met tout de même en garde les consommateurs des produits de la mer. Pour l’Agence, le but est de leur apprendre à mieux les consommer.

Les poissons gras : pas plus de deux fois par semaine

Saumon, maquereau, sardine, ces poissons gras sont riches en omega 3 mais également en dioxines, PCB et autres polluants que les poissons stockent dans leur chair. L’Anses, qui a évalué le rapport bénéfice/risque, recommande de ne pas en manger plus de deux fois par semaine, voire deux fois par mois pour les personnes âgées ou qui souffrent de maladie réduisant les défenses immunitaires.

Les poissons sauvages, comme la daurade, la raie ou le thon sont également des aliments à modérer, puisqu’ils peuvent contenir du mercure, un polluant aux effets neurotoxiques. L’Anses préconise même de n’en consommer qu’une fois tous les deux mois pour les femmes enceintes ou qui allaitent. Pour le reste de la population, deux fois par semaine suffisent.

Enfin, l’Anses met en garde contre les plateaux de fruits de mer, surtout en cette période. L’été, les bactéries s’infiltrent facilement dans les tartare, carpaccio et autres coquillages, qui filtrent l’eau mais pas les cochonneries. L’Anses recommande donc une consommation « surveillée ». Les consommateurs doivent veiller à ce que les produits proviennent uniquement d’élevages contrôlés et que les crustacés ne soient pas tenus hors du frigo pendant plus de deux heures… Au risque de gâcher de début de vacances avec une intoxication alimentaire.

Mathilde Bourge