L’aspartame serait sans danger, selon l’autorité sanitaire européenne

L’Autorité européenne de sécurité des aliments estime que la consommation d’aspartame ne représente aucun danger pour la santé. Un avis simplement préliminaire.

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L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) juge sans danger l'aspartame, substitut du sucre. Crédit photo : DragonImages - Image d'illustration ©Fotolia

Le doute plane sur l’aspartame (E951) et ses effets sur l’organisme. Dans un communiqué publié le 8 janvier, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) juge sans danger l’édulcorant, substitut du sucre.

La consommation d’aspartame est trop réduite pour être néfaste

L’EFSA a collecté l’ensemble des études réalisées sur l’aspartame et ses produits de décomposition, avant de parvenir à la conclusion suivante : « pas de problème de toxicité pour les consommateurs aux niveaux actuels d’exposition ».

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Selon l’autorité sanitaire européenne, la dose journalière acceptable (DJA) actuelle « est considérée [comme étant] sûre pour l’ensemble de la population ». Une bonne chose puisque « l’exposition des consommateurs à l’aspartame est inférieure à cette DJA ».

Pour information, la DJA recommandée par l’Organisation mondiale de la santé est de 40 mg par kilo de poids corporel, soit 2,8 grammes pour une personne de 70 kg.

Pour dépasser cette dose journalière acceptable, un adulte de 60 kg devrait consommer chaque jour, et durant toute sa vie, l’équivalent de 12 canettes d’une boisson light, contenant la quantité maximale d’aspartame autorisée, précise l’EFSA sur son site. « En réalité, l’aspartame est utilisé à des niveaux plus faibles et les quantités présentes dans les sodas peuvent être de 3 à 6 fois plus basses que les niveaux maximum autorisés ; ceci fait encore augmenter à 36 cannettes, ou plus, le nombre de cannettes nécessaires pour atteindre la DJA », précise-t-elle.

Aspartame : prudence, cependant, pour les femmes enceintes

L’EFSA reste néanmoins prudente concernant les effets de l’édulcorant sur les femmes enceintes. La phénylalanine, l’un des produits de décomposition de l’aspartame, peut être néfaste si elle est consommée de façon importante, « en particulier pour le développement du fœtus chez les femmes souffrant de la phénylcétonurie (PCU) ». L’autorité a donc confirmé que, « si la DJA protège la population dans son ensemble, elle ne s’applique toutefois pas aux personnes souffrant de PCU, étant donné que ces dernières doivent respecter un régime strict, faible en phénylalanine ».

En juin 2012, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) avait déclaré que l’édulcorant ne présentait « au intérêt nutritionnel » pour les femmes attendant un enfant.

Note : Il ne s’agit ici que d’un avis préliminaire. Une consultation publique doit encore avoir lieu. Au printemps, l’agence rendra un avis définitif sur le sujet.

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Cécile David