Le concours des mini-miss interdit aux moins de 13 ans

Najat Vallaud-Belkacem, auditionnée mardi 10 décembre sur le projet de loi pour l'égalité entre les femmes et les hommes, semblait partagée sur le sujets des concours de « mini-miss ».

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Le concours de « mini-miss » qui est dangereux pour le développement des petites filles. ©ThinkStock

La ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem s’est dite favorable à une interdiction aux jeunes filles de moins de 13 de se présenter aux concours de beauté « mini-miss », lors d’une audition devant la commission des Lois de l’Assemblée nationale.

Mini-miss : une hypersexualisation des petits filles

Alors qu’en septembre dernier, le Sénat avait voté un amendement présenté par la sénatrice Chantal Jouanno qui prévoyait une interdiction aux moins de 16 ans à ces concours avec des sanctions de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende pour les contrevenants, Najat Vallaud-Belkacem revient elle, sur cette interdiction qu’elle juge « d’un caractère trop général et absolu » avec des « peines très très fortes ».

Même si la ministre des Droits des femmes ne nie pas que le sujet de « l’hypersexualisation des petites filles est important », et qu’il y a une réelle nécessité à y trouver « des outils de contrôle » au plus vite, elle souhaite que l’Assemblée nationale se saisisse de ce sujet. Pour Najat Vallaud-Belkacem, il faudrait interdire le système des concours de « mini-miss » aux jeunes filles de moins de 13 ans, et encadrer par un système d’autorisation pour celles âgées de 13 à 18 ans.

Mini-miss : « les enfants ne sont pas une image »

Pour les sénateurs qui avaient voté l’interdiction aux jeunes filles de moins de 16 ans en septembre 2013, c’est le principe même des concours de « mini-miss » qui est dangereux pour le développement des petites filles. Elles sont « jugées uniquement sur leur apparence, leur physique, leur capacité de séduction, mais un enfant est autre chose qu’une image » avait défendu Chantal Jouanno.

Najat Vallaud-Belkacem des femmes était auditionnée ce mardi 10 décembre sur le projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes, qui doit être examiné en séance publique en janvier à l’Assemblée.

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Joséphine Téreissa