Le côté obscur des femmes sur Facebook

Un quart des femmes poste intentionnellement des photos moches de leurs amies sur Facebook. Le réseau social est devenu un lieu de trahison et de vengeance pour la gent féminine.

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un quart des femmes poste des photos moches de leurs amies sur Facebook ©ThinkStock

Les femmes sont des pestes entre elles, c’est bien connu ! Et le sondage de Mymemory, publié dans The Telegraph, ne risque pas d’améliorer la réputation de la gent féminine…

L’enquête révèle qu’une femme sur quatre poste volontairement des photos moches de ses amies sur les réseaux sociaux. Un bourrelet par ci, une grimace par là ou un défaut bien voyant et hop, le cliché se retrouve sur la toile. Et dans ce cas, l’auteure n’a qu’une envie : que les internautes s’attardent sur cette photo et laissent des commentaires bien moqueurs. Et peu de femmes connaissent l’autodérision, puisque la plupart se détaguent (enlèvent leur nom de la photo) automatiquement.

Facebook : haut lieu de l’humiliation

Facebook est devenu « the place to be » en matière d’humiliation. L’étude, réalisée auprès de 1 500 femmes de plus de 18 ans révèle qu’une Anglais sur trois enfile son costume de « garce woman » en se connectant sur son compte et poste des photos peu avantageuses de ses « amies ».

Photo moche : un drame personnel

Et ce genre de geste est très mal vécu par la plupart des adeptes de Facebook, car à travers les réseaux sociaux, chacun tente de véhiculer une bonne image de soi, qui peut être ruinée par un seul cliché.

Bref, un véritable scandale qui n’est pas prêt de prendre fin, puisque 45 % des sondées avouent avoir déjà posté des photos d’amies dans des tenues peu avantageuses et 41 % ont déjà publié un cliché de leur potentielle ennemie sans maquillage.

En clair, Facebook est devenu le Closer des anonymes, où les potins et les photos sont balancés sans concession, à la différence près les « victimes » sont connues personnellement.

Et tout comme une star porterait plainte contre un magazine people pour atteinte à la pudeur, les « moches » souhaitent que le cliché soit retiré de la toile. Malheureusement pour elles, un bourreau sur cinq refuse catégoriquement de l’effacer… Pour défendre le droit à la liberté d’expression peut-être ?

De son côté, le réseau de Mark Zuckerberg ne veut pas s’immiscer dans ces guéguerres en jouant les arbitres et en supprimant les photos. Chacun est libre de se détaguer d’un cliché peu avantageux ou, encore mieux, de choisir correctement ses « amies » virtuelles.

Mais pourquoi tant de haine ? La plupart de ces femmes affirment qu’elles font cela après une dispute ou par vengeance, lorsqu’elles ont-elles-mêmes été victimes de telles atrocités…n’y aurait-il pas également un peu de jalousie dans tout cela? Le débat est ouvert.

Mathilde Bourge