Le koala menacé par le réchauffement climatique

D'après une étude australienne, le koala est fortement menacé par le réchauffement climatique. Si rien n'est fait, l'espèce s'éteindra plus tôt que prévu.

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Les koalas, qui étaient plus de 10 millions en 1788, ne sont plus que 43 000 aujourd'hui ©ThinkStock

Les scientifiques australiens tirent la sonnette d’alarme. Selon une étude de l’Université de Sydney, le koala, l’un des symboles de leur pays, pourrait s’éteindre plus tôt que prévu.

Mathew Crowther, principal auteur des recherches, a suivi quarante de ces petits animaux par satellite pendant trois ans, dans la province de Nouvelle-Galles du Sud. Le chercheur a constaté que le koala se réfugiait dans de grands arbres la journée, afin de se protéger des feux de brousse. « Nous avons également montré que plus il faisait chaud dans la journée, plus les koalas avaient tendance à rechercher des arbres dotés d’un feuillage dense pour échapper aux températures élevées », ajoute le scientifique. La nuit, le marsupiale se réveille pour aller se nourrir d’eucalyptus. Un mode de vie inchangé depuis des millénaires, aujourd’hui fortement menacé par le réchauffement climatique. D’après l’étude, si rien n’est fait « en urgence », l’espèce pourrait s’éteindre prématurément.

Le koala menacé par l’Homme

Si les chercheurs s’inquiètent autant, c’est parce qu’un quart des koalas étudiés ont été victimes de la canicule de 2009. Un chiffre alarmant « compte tenu de la fréquence grandissante des évènements climatiques extrêmes ». Le mois de septembre 2013 a d’ailleurs été le plus chaud jamais constaté en Australie.

Mais le réchauffement climatique n’est pas le seul facteur inquiétant. La survie du koala, classé l’an dernier parmi les espèces à protéger dans plusieurs régions du pays, est également menacée par le développement des villes, la circulation automobile, les chiens domestiques et les maladies. Alors qu’ils étaient plus de 10 millions en 1788, avant l’arrivée des colons britanniques – qui les chassaient pour leur fourrure – ces marsupiales ne sont aujourd’hui plus que 43 000 vivant à l’état sauvage.

Mathilde Bourge