Le sucre : aussi dangereux que l’alcool ou le tabac ?

Selon une étude américaine publiée jeudi dans la revue britannique Nature, la consommation excessive de sucre serait aussi toxique pour la santé que l’abus d’alcool ou de tabac.

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Le sucre: aussi dangereux que l'alcool ou le tabac? ©Visual PA

Devons-nous consommer le sucre avec modération ? C’est en tout cas ce qu’affirment trois chercheurs américains de l’Université de Californie, à San Francisco, dans une étude publiée ce jeudi, dans la revue scientifique Nature. Selon eux, l’abus de sucre serait aussi néfaste pour la santé que l’abus d’alcool ou de tabac. Chaque année, environs 35 millions de personnes dans le monde sont touchées par des maladies non transmissibles, comme les maladies cardio-vasculaires, le diabète ou les cancers. Comme le soulignent les chercheurs, c’est davantage que les maladies infectieuses, dénonçant le rôle du sucre dans le développement de ces pathologies.
Plus explicitement, les apports de sucres excessifs favoriseraient l’apparition de maladies telles que le diabète, le risque cardiaque et une surcharge en graisses du foie. Aujourd’hui ces méfaits touchent jusqu’à 40% des gens de poids normal et 80% des obèses. A noter que les choses ne vont pas en s’arrangeant puisqu’au cours des cinquante dernières années, la consommation de sucre dans le monde a triplé.

Vente de boissons sucrées interdites aux moins de 17 ans

Ces chercheurs ne croient pas à la prévention. Alors pour en diminuer la consommation ils estiment qu’il est important de mettre en place des mesures de restrictions. En conséquence ils proposent de taxer toutes boissons ou aliments qui contiendraient trop de sucres ajoutés, en particulier du fructose. Ces mesures pourraient s’étendre jusqu’à la restriction de vente de produits riches en sucres en dehors des horaires scolaires, voire même jusqu’à l’interdiction de vendre des boissons sucrées aux mineurs de moins de 17 ans. Ils suggèrent d’autres mesures comme le contrôle du nombre de fast-food dans les quartiers pauvres et l’installation de magasins de primeurs et de marchés de produits frais.
Conclusion ? Haro sur le chocolat, les bonbons, les gâteaux et autres douceurs !

Laura Gerhard