Leclerc : des médicaments non remboursés de 25 % à 30 % moins chers

Leclerc souhaite vendre des médicaments dits OTC jusqu'à 30 % moins cher que dans les officines. Le patron du groupe a déclaré vouloir pallier un coup dur porté au pouvoir d'achat des Français.

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Leclerc souhaitait vendre des médicaments non remboursés, dits OTC, à des prix inférieurs de 25 % à 30 % par rapport aux officines ©ThinkStock

Michel-Edouard Leclerc, patron des grandes surfaces du même nom, a déclaré sur Canal + que l’enseigne souhaitait vendre des médicaments non remboursés, dits OTC, à des prix inférieurs de 25 % à 30 % par rapport aux officines. Le dirigeant du groupe a expliqué que « pour vendre de la dermo-cosmétique et du lait pour nourrissons, [Leclerc avait] des pharmaciens. A partir du moment où ils sont [là], [l’enseigne ambitionne] de vendre des médicaments, notamment [ceux] qui ne sont plus remboursés ». A travers cette démarche M. souhaite pallier un « coup dur [porté au] pouvoir d’achat des patients, des consommateurs ».

« Aujourd’hui, il n’y a pas vraiment de concurrence entre les officines, il y a un écart de un à deux dans le prix des produits de pharmacie. Donc, on va essayer de mettre un peu de concurrence dans ce secteur », a-t-il poursuivi, soulignant que la santé et la culture étaient « deux vecteurs » d’expansion du groupe.

Vente de produits culturels sur internet

« On va continuer à développer des espaces culturels où la part du livre restera prépondérante, nous croyons que c’est l’offre qui fait la demande. Il y aura de la musique, toujours de la musique, plus de musique montrée », a-t-il précisé. « On rejoue le rôle que devait jouer la Fnac initialement quand elle se disait agitateur culturel ». Le groupe a prévu de vendre également ces produits « sur internet à partir d’avril ».

Lutte contre le gaspillage alimentaire

Michel-Edouard Leclerc est également revenu sur un point sensible de la consommation : le gaspillage alimentaire. Alors qu’un récent sondage affirmait que la moitié de la nourriture produite dans le monde était jetée directement à la poubelle, le patron du groupe rappelle que le système « n’est pas toujours lisible ». Les consommateurs ne font pas vraiment la différence entre les écrits signalant une « date limite de conservation » et « de consommation ». « Ce n’est pas vraiment la même chose », explique M. Leclerc, et « nous avons notre part de responsabilité ». L’Union européenne s’est fixée pour objectif de réduire de moitié le gaspillage de nourriture d’ici à 2025.

Mathilde Bourge