Lecture : les écoliers français en dessous de la moyenne européenne

Selon un classement international sur le niveau de lecture des écoliers, la France arrive en 29ième position sur 49. Et se situe en dessous de la moyenne européenne.

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Lecture : les élèves français sont au-dessus de la moyenne internationale mais en dessous de la moyenne européenne - Crédit photo : Andres Rodriguez ©Fotolia

Le cœur s’emballe, le souffle s’accélère… C’est aujourd’hui que le Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS) remet ses copies. Verdict : sortez les mouchoirs. La France arrive 29ième sur 49 au classement général, avec un total de 520 points.

Lecture : les Français 29ième sur 49

Tous les cinq ans, le PIRLS mesure les performances en lecture des élèves en train d’achever leur quatrième année de scolarité obligatoire (le CM1 en France). Les écoliers doivent, entre autres, relever des informations présentes dans un texte, réaliser des interprétations et des déductions. Les petits Frenchies sont non seulement mal placés mais aussi en dessous de la plupart des pays européens. Devant eux : la Finlande (568 points – deuxième ex-aequo avec la Russie), la Lituanie (528 points), la Pologne (526 points), etc. En tête du classement, les Hongkongais comptabilisent 571 points.

Lecture : les Français en dessous de la moyenne européenne

À première vue, ces petits écarts ne semblent pas bien méchants. Un leurre ! Avec 520 points, la France se situe en dessous de la moyenne européenne, établie à 534 points. Pire, elle fait partie des quatre pays dont les performances ont diminué aux cours des dix dernières années. Elle n’avait fait mieux qu’en 2001 (525 points) et en 2006 (522). Dans le détail, la France perd 13 points en dix ans sur la compréhension des textes informatifs, 11 sur les exercices les plus compliqués.

Lecture : Vincent Peillon tire la sonnette d’alarme

Par rapport aux autres écoliers européens, les élèves français sont en surreprésentation dans le groupe des plus faibles et en sous-représentation dans le groupe des plus forts. Ils seraient également les plus nombreux à ne pas terminer les épreuves.

Petite consolation (c’est toujours ça) : les élèves français sont au-dessus de la moyenne internationale (500 points).

Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale, s’est empressé de réagir à cette annonce : « L’enquête PIRLS rappelle plus que jamais l’urgence d’une évolution de l’École et nous oblige aussi à réussir cette refondation (…), enjeu majeur pour le pays ».

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Cécile David