Législatives : les expatriés ont voté par internet

Les français de l’étranger ont déjà voté pour le premier tour des élections législatives. Mais certains ont fait le choix de voter par internet.

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Législatives : les expatriés ont voté par internet ©ThinkStock

C’est 1,1 million d’électeurs expatriés qui ont été appelés à voter au premier tour des législatives afin d’élire leurs 11 députés. Cependant tous n’ont pas fait le choix de se rendre aux bureaux de vote et ont préféré utiliser un autre moyen … le vote par internet. Le porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valero, a déclaré que c’était environ 130 000 électeurs français de l’étranger qui ont utilisé cette procédure de vote électronique.

Aux Etats-Unis, la pratique n’est pas monnaie courante, mais est largement plébiscitée et de nombreux électeurs réclament sa généralisation. En France c’était la première fois que des électeurs pouvaient voter par internet pour une élection nationale. Et c’est exactement 126 947 électeurs qui ont fait ce choix, a précisé le ministère des Affaires étrangères à l’AFP.

Les électeurs français résidants à l’étranger devaient avoir envoyé aux autorités leur adresse e-mail pour participer au scrutin par internet. Pour rassurez les participants, les autorités ont déclaré avoir prévenus tous les risques. Selon le directeur des Français de l’étranger au ministère des Affaires étrangères, François Saint-Paul, il « faudrait des milliers d’années avec un ordinateur pour forcer un bulletin de vote » numérique.

Inquiétudes autour du vote sur internet

Pourtant, Laurent Grégoire, un utilisateur d’internet affirmait dans un document assorti d’une vidéo qu’il était parfaitement possible d’injecter un virus modifiant le vote de l’internaute à son insu, après qu’il l’ai validé.

De plus le Parti pirate parlait « des insuffisances graves » dans la sécurité, en pointant du doigt le fait que la majorité des opérations techniques était « de fait effectuée par des prestataires privés ».

Pas de problème de piratage des votes à l’horizon mais cependant certains électeurs n’ont pu voter car ils disposaient d’une version nouvelle du langage de programmation Java qui s’est avérée être incompatible avec les verrous de sécurité du vote mis en place avant sa mise sur le marché.

Maëla Priolet