L’embonpoint est-il bon pour la santé ?

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, avoir quelques kilos en trop serait bénéfique pour la santé. Cependant, si la graisse est principalement située dans le ventre, les risques de développer des maladies cardiovasculaires augmentent.

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C’est la nouvelle à laquelle on ne s’attendait pas ! Selon des chercheurs américains, avoir quelques kilos en trop ne serait pas si mauvais que ça pour la santé. Au contraire, l’embonpoint permettrait de mieux lutter contre certaines maladies.

L’article, publié par le Journal of the american medical association (JAMA), repose sur 97 études menées dans le monde entier, sur plus de 3 millions de personnes. Les chercheurs ont fini par conclure que les personnes dont l’indice de masse corporelle (IMC) était supérieur à 25 avaient 5 à 6 % de risques en moins de succomber à certaines maladies.

Surpoids et bonne santé : tout dépend où se situe la graisse

Mais comme toujours, la règle du surpoids salvateur ne s’applique pas à tout le monde. Selon le professeur Fréféric Saldmann, nutritionniste et cardiologue à l’institut George Pompidou de Paris, si « la graisse est située sur le ventre, ça augmente significativement les risques cardio-vasculaires. En revanche, quand la graisse se trouve dans les fesses, ça n’augmente pas les risques. Une étude a même montré que des fesses rebondies permettaient de lutter contre les risques cardio-vasculaires ! »

Surpoids ne veut pas dire obésité

De plus, qui dit quelques kilos en trop ne dit pas se laisser aller à l’obésité. Si l’embonpoint peut être bénéfique pour la santé, le risque de décès augmente de 30 % par rapport aux personnes avec un poids normal lorsque l’IMC dépasse 35. Diabète et autres maladies cardiaques ont davantage de chances de se déclencher à partir de ce seuil.

Pour le rappel, l’IMC se calcule en divisant le poids (en kilogrammes) par la taille au carré (en mètre). Entre 18,5 et 25, la corpulence est considérée comme normale. En-deçà, on parle de maigreur, au-dessus de 25, de surpoids et enfin, au-delà de 35, on parle d’obésité.

Mathilde Bourge