Les goûts alimentaires, une question de gènes ?

D'après une étude de l'Inserm, les goûts alimentaires seraient inscrits dans le code génétique de chaque personne. Cependant, ces préférences peuvent évoluer lorsque l'individu s'habitue à une certaine nourriture.

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Si votre enfant n'aime pas les épinards, c'est parce que cela est inscrit dans son code génétique ©ThinkStock

Voici une information à ne pas dévoiler à vos enfants, si vous souhaitez leur faire avaler des épinards ou des choux de Bruxelles. D’après une étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médical (Inserm), les goûts alimentaires relèveraient… de la génétique.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont observé les comportements du poisson zèbre face à différents types de nourriture. L’animal rejetait les aliments amers et acides. Les chercheurs ont constaté que « ce rejet s’accompagnait de la sur-expression du gène egr-1 au niveau des voies oropharyngées, des branchies et des aires gustatives du cerveau ».

Mais selon les scientifiques, « ce phénomène décroît au fur et à mesure que l’organisme s’habitude à l’aliment ». Après deux ou trois jours, « l’expression du gène egr-1 diminuait et revenait à un taux normal ». En insistant un peu, les enfants pourraient donc finir par apprécier les légumes.

Une découverte pour soigner les personnes obèses

« À ce stade, nous ne connaissons pas la fonction du gène egr-1, mais il pourrait par exemple être impliqué dans la mémoire gustative, permettant à l’organisme de s’habituer à l’aliment et de le reconnaître comme comestible », expliquent les chercheurs Frédéric Rosa et Brigitte Boyer.

A terme, cette découverte pourrait permettre d’influencer les personnes obèses, leur faisant apprécier des aliments plus sains, ou encore les diabétiques, qui seraient moins enclins à succomber au sucre.

Maxime Quéma