Les indemnités des députés revues à la baisse

Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, impose une baisse de 10 % de l’indemnité représentative de frais de mandat des députés, mais, surtout, plus de transparence concernant l’utilisation de cet argent.

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Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale, a annoncé une baisse de 10 % de leur indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) ©DR

Rigueur oblige, les députés vont devoir abandonner une partie de leurs avantages. Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale, a annoncé une baisse de 10 % de leur indemnité représentative de frais de mandat (IRFM), ce matin, lors d’une conférence de presse. L’enveloppe, de 6412 euros bruts par mois, sera ainsi réduite d’environ 640 euros.

Cette économie permettra de dégager 4,4 millions d’euros, qui seront « intégralement mobilisés en faveur de l’amélioration de la situation des assistants parlementaires », a dit C. Bartolone.

L’IRFM, depuis longtemps contestée

L’IRFM, qui complète l’indemnité parlementaire (5189,27 euros nets par mois), est octroyée aux députés « pour faire face aux diverses dépenses liées à l’exercice de leur mandat qui ne sont pas directement prises en charge ou remboursées par l’Assemblée » (Assemblee-nationale.fr). Elle permet, par exemple, de payer le loyer des permanences, les frais liés aux voitures de fonction, les déjeuners professionnels, etc.

Les députés ne sont pas obliger de fournir de justificatifs de leurs dépenses. Une liberté qui alimente parfois le soupçon… Il serait en effet trop simple d’utiliser cet argent à des fins personnelles. D’ailleurs, pas plus tard qu’en mai dernier, le site Mediapart révélait qu’un député socialiste, Pascal Terrasse, avait financé des déplacements privés avec son IRFM.

Vers plus de transparence

Afin de limiter les abus, Claude Bartolone a indiqué que les députés seront désormais tenus d’effectuer une déclaration sur l’honneur attestant que « la dépense de leur IRFM est bien destinée à l’exercice de leur mandat ». L’argent non dépensé sera également reversé, en fin de mandat, au budget de l’Assemblée.

Julie Toury