Les jeunes, mieux informés, mangent pourtant moins bien que les seniors

Selon une étude de l'Inpes, les 12-30 ans connaissent mieux les slogans du Programme National Nutrition Santé que les seniors. Pourtant, ces derniers mangent mieux que les jeunes.

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Seuls 57 % des 61-75 ans ont conscience que manger cinq fruits et légumes par jour est bon pour la santé, contre 71 % des 12-30 ans. ©ThinkStock

C’est une étude tout en contradiction que vient de publier l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). D’après le baromètre santé jeunes 2010, les jeunes Français connaîtraient mieux les bonnes pratiques nutritionnelles que leurs aînés. Pourtant, leur comportement alimentaire semble prouver le contraire.

Le baromètre est formel : seuls 57 % des 61-75 ans ont conscience que manger cinq fruits et légumes par jour est bon pour la santé, contre 71 % des 12-30 ans.

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Même constat pour la consommation de féculents. Si 14 % des jeunes Français savent qu’il est recommandé d’en manger à chaque repas, ils ne sont que 8 % des plus âgés à connaître cette bonne pratique.

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La tendance ne s’inverse que pour le poisson. Près de 82 % des 61-75 ans savent qu’il est conseillé d’en manger au moins deux fois par semaine, contre seulement 69 % des 12-30 ans.

Les jeunes mangent pourtant moins bien

A première vue, les jeunes ont (presque) tout compris. Pourtant, les 12-30 ans ont beau connaître les recommandations du Programme National Nutrition Santé (PNNS), ce n’est pas pour autant qu’ils les appliquent. Au contraire. Alors que 24 % des seniors mangent la dose de fruits et légumes recommandée par jour, seuls 6 % des plus jeunes le font. Idem pour le poisson, avec 60 % des seniors qui en consomment deux fois par semaine contre 38 % des 12-30 ans. Il n’y a que les produits laitiers que les plus jeunes mangent plus que les seniors (une moyenne de 2,32 contre 2,04 produits par jour).

Enfin, l’étude révèle une autre distinction : celles entre les hommes et les femmes. Alors que les premiers se préoccupent peu de ce qu’ils mettent dans leur assiette, les secondes mangeraient davantage de fruits et légumes, tout en évitant la junk food. Mais pour cette information, on suppose que les magazines de mode, qui impose les dictats de la minceur, y sont plus pour quelque chose que le PNNS.

Mathilde Bourge