Les médecins de plus en plus agressés

Selon le Conseil national de l'Ordre des médecins, les praticiens seraient de plus en plus victimes d'agressions verbales ou physiques. L'organisation a recensé 925 déclarations d'incidents au cours de l'année 2013.

0
1005
Les médecins les plus exposés sont les généralistes (58 % des agressions) et parmi les spécialistes, ce sont les ophtalmologues les plus touchés, suivis des psychiatres. - crédit photo : AlexRaths ©ThinkStock

Les agressions physiques et verbales à l’encontre des médecins seraient en hausse. Selon un rapport du Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) publié ce mardi 1er avril, le nombre de déclarations d’agressions a grimpé de 16 % en 2013, par rapport à 2012. Au total, ce sont 925 déclarations d’incidents signalées par les praticiens qui ont été enregistrées l’an dernier.

69 % des agressions signalés par les médecins sont verbales

On compte en France 119 420 médecins en activité régulière. Le fait qu’il n’y ait eu que 925 fiches de remplies l’an dernier peut sembler dérisoire mais ce nombre est tout de même préoccupant puisqu’il est à la hausse. En 2012, seules 798 fiches avaient été complétées. Dans le détail, 69 % des agressions recensées en 2013 sont des menaces ou des agressions verbales et 11 % des agressions physiques avec coups et blessures, souligne l’observatoire pour la sécurité des médecins du CNOM.

Dans 90 % des cas, la victime de l’incident est le médecin lui-même et dans 20 % des cas, l’un de ses collaborateurs (plusieurs réponses possibles à cette question). Dans 50 % des cas, c’est le patient qui est à l’origine de l’agression. Les praticiens les plus exposés sont les généralistes (58 % des agressions) et parmi les spécialistes, ce sont les ophtalmologues les plus touchés, suivis des psychiatres.

Environ un tiers des incidents signalés correspondent à des atteintes aux biens. Dans près d’un cas sur cinq, il s’agit d’un vol ou d’une tentative de vol et dans un cas sur dix, il est question de vandalisme. Le mécontentement du patient à propos de la prise en charge serait à l’origine d’une agression dans un tiers des cas. Le refus de prescription de médicament ou d’arrêt de travail, le vol et le temps d’attente, jugé trop long, sont les trois autres motifs les plus souvent cités dans les déclarations.

Sur le même thème :

Lire aussi : Burn-out – Les médecins, victimes de surmenage

Lire aussi : Médecins – Vers une consultation à 25 euros ?

Damien Rigat