Les papas aussi ont le baby blues

Selon une étude américaine, les hommes aussi pourraient souffrir du baby blues. Un syndrome qui concernerait 5 à 10 % des papas.

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68 % des papas âgés de 25 ans et vivant sous le même toit que leur enfant souffriraient de baby blues ©ThinkStock

Il n’y a pas que les femmes qui peuvent être touchées par le baby blues. Selon une étude américaine, parue dans la revue Pediatrics, 5 à 10 % des pères souffriraient aussi de mélancolie, tristesse et anxiété après la naissance de leur enfant.

D’après les chercheurs, ces symptômes se développeraient particulièrement chez les jeunes pères. 68% des 20-30 ans vivant sous le même toit que leur progéniture présenteraient des signes avant-coureurs de dépression, durant les cinq premières années de la vie de leur enfant. A l’inverse, les jeunes papas vivant ailleurs ne seraient pratiquement pas touchés par ces troubles.

La dépression post-natale concernerait 13 % des parents

Pour arriver à cette conclusion, les enquêteurs ont suivi 10 623 volontaires pendant vingt ans. 33 % d’entre eux étaient devenus papas entre l’âge de 24 et de 32 ans. La majorité vivait sous le même toit que leur enfant. Chaque sondé devait, dans les premières années de la vie de leur enfant, répondre à un questionnaire évaluant leurs symptômes dépressifs.

Ce n’est pas la première fois que la psychologie des hommes suite à une naissance est évoquée. En 2005, une autre étude publiée dans The Lancet révélait que les jeunes pères pouvaient être touchés par une dépression post-natale. Mais contrairement au « baby blues », la dépression post-natale n’est pas passagère (elle dure de plusieurs semaines à quelques années) et concerne 13% des parents.

Maxime Quéma