Les tests de grossesse, bientôt en vente en grande surface ?

Le projet de loi Consommation envisage d’élargir la vente des tests de grossesse hors des pharmacies. Le gouvernement qui émet un avis favorable à cet amendement, ne semble pas envisager la santé de la même manière que les pharmaciens.

0
6237
Les pharmacies pourraient bientôt ne plus être les seules à pouvoir vendre des tests de grossesse. ©ThinkStock

Par la voix de Benoît Hamon, ministre délégué à la Consommation, le gouvernement a annoncé, mardi 10 septembre, qu’il émettrait un avis favorable pour qu’un amendement dans le projet de loi Consommation permette la vente de tests de grossesse en dehors des pharmacies.

Test de grossesse : le monopole des pharmacies remis en question

Le gouvernement souhaite supprimer le monopole des officines sur les tests de grossesse et d’ovulation. Le but est de faire baisser les prix du produit pour que le consommateur y ait accès plus facilement. Les tests pourraient alors être achetés dans les grandes surfaces.

Les pharmaciens rejettent catégoriquement ce projet. Globalement, ils insistent sur le fait que leurs conseils sont indispensables pour ce genre de produits. D’après eux, le test de grossesse est souvent nécessaire dans des situations d’urgence comme après un rapport non protégé, et, dans ce cas, la cliente doit absolument recevoir les informations du pharmacien pour être consciente des risques, et pour que le test soit réalisé avec fiabilité.

Test de grossesse : un bien de consommation courante ?

Le gouvernement entend défendre le consommateur, et désire faire baisser le prix de ce genre de produits qui n’est pas directement dangereux pour la santé, alors que les pharmaciens veulent protéger la santé publique et ne peuvent envisager la vente de ce test sans l’accompagnement d’un professionnel. Ils opposent le test de grossesse à un bien consommation courante.

> Lire aussi : INSOLITE – Il fait un test de grossesse et découvre qu’il a un cancer des testicules !

Solène Medjeri