Les végétariens vivraient plus longtemps

Selon une étude américaine, être végétarien permettrait d’allonger son espérance de vie. Une bonne nouvelle, puisque nous devrions limiter notre consommation de viande d’ici 40 ans afin d’éviter une pénurie mondiale.

0
2396
Les végétariens auraient un risque moins important que les mangeurs de viande de développer des maladies cardiaques, une insuffisance rénale ou un diabète ©ThinkStock

Mieux vaudrait privilégier les fruits et les légumes aux steaks de bœuf et cuisses de poulet. C’est la conclusion d’une étude de la Medical Association publiée dans le JAMA Internal Medicine. Selon ses auteurs, être végétarien permettrait d’allonger sensiblement son espérance de vie. Une information rapportée le 3 juin par le Wall Street Journal.

Les végétariens développeraient moins de problèmes cardiaques

Les chercheurs ont observé l’impact du régime alimentaire suivi par plus de 73 000 personnes. Ces témoins faisaient tous partie d’une communauté religieuse au sein de laquelle le végétarisme est fortement conseillé, mais pas forcément appliqué. Bilan : Le fait de bannir la viande de leur alimentation aurait permis aux végétariens de limiter le risque de maladies cardiaques. Pour cette pathologie, le nombre de décès du côté des « non mangeurs de viande » s’est avéré 12 % moins élevé que chez les autres.

Les décès liés aux insuffisances rénales et au diabète auraient également été moins importants chez les végétariens que chez les consommateurs de viande.

> Lire aussi : L’excès de viande rouge, un danger pour le cœur

N’en déplaise aux amateurs d’entrecôtes, le fait de vivre mieux en mangeant moins de viande serait plutôt une bonne nouvelle, car nous pourrions être contraints de limiter notre consommation de bœuf et de poulet dans les prochaines années. Selon le Stockholm International Water Institute, « nous devrions passer de 20 % de protéines venant de produits animaux à 5 % pour pouvoir nourrir les 2 milliards de personnes en plus qui seront sur terre d’ici 2050 » (Slate).

Viande ou pas, l’essentiel est de privilégier une alimentation équilibrée

D’après l’Alliance de l’actualité européenne végétarienne et animale, 2 % des Français étaient végétariens en 2012. Un chiffre en hausse depuis quelques années au niveau international.

Les conclusions de l’étude menée par la Medical Association sont à manipuler avec précaution. Exclure la viande de son alimentation n’est pas la solution miracle contre tout problème de santé. Pendant l’étude, deux végétariens ont développé un cancer. Idem du côté des amateurs de viande. L’essentiel, rappelle le Programme national nutrition santé, c’est d’« adopter une alimentation variée et équilibrée, c’est-à-dire manger de tout mais en quantités adaptées ».

> Lire aussi : Potagers citoyens – Servez-vous, c’est gratuit !

Damien Rigat