L’Europe interdit 700 médicaments génériques

La Commission européenne a finalement interdit la commercialisation de 700 médicaments génériques. Cette décision était attendue depuis décembre 2014.

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Les génériques interdits sont sans danger. ©ShutterStock

Alors que le gouvernement encourage l’emploi de médicaments génériques, la confiance des Français risquent d’être fragilisés. En effet, la Commission européenne a annoncé le lundi 27 juillet l’interdiction de 700 copies de traitements. Fabriqués et testés en Inde, les essais cliniques de ces comprimés présentaient des irrégularités. Toutefois, leur utilisation serait sans danger.

Génériques : irrégularités dans les études de bioéquivalence

Cette décision était attendue depuis décembre 2014 par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). En effet, cette dernière a effectué un contrôle de routine en 2014 dans les locaux de GVK Bio, entreprise spécialisée dans les essais cliniques, à Hyderabad (Inde). Elle a alors constaté des différences entre les résultats des examens de bioéquivalences et les conclusions fournies par l’entreprise indienne. Ces contrôles servent à confirmer que les médicaments génériques ont les mêmes effets thérapeutiques que les originaux. Si la bioéquivalence n’est pas confirmée, les pilules copiées ne peuvent pas être commercialisées.

Après avoir communiqué ces informations à l’Agence européenne du médicament (EMA), l’organisation française a retiré vingt-cinq médicaments génériques du marché en décembre 2014. Elle prohibera également la commercialisation de huit autres cachets en janvier 2015.

Interdiction : une mesure de précaution ?

En ce qui concerne l’EMA, elle a contrôlé de nouveau un millier de médicaments testés par GVK Bio. Selon ses conclusions, les informations de 700 d’entre eux présenteraient des irrégularités. C’est pour cette raison qu’elle les a proscrits. Parmi eux, on retrouve des antidouleurs, des antidépresseurs, des antihistaminiques ou encore des pansements gastriques.

Cette décision devra être appliquée dans tous les pays membres avant le 21 août. Cependant, un délai de quelques mois peut être accordé s’il n’y pas d’alternatives aux génériques interdits. L’EMA précise que la prise de ces comprimés est sans danger. Leur interdiction est une simple mesure de précaution.

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Yuna Boudré