L’Homme n’est pas près de poser le pied sur Mars

Un rapport de l'Académie américaine des sciences avance qu'avec son programme actuel, la Nasa ne pourra pas envoyer l'Homme sur Mars. Pour réaliser cette mission, les Etats-Unis devront collaborer avec d'autres pays, dont la Chine.

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La Nasa envisage une mission habitée sur Mars dans les années 2030 ©ShutterStock

Quarante-cinq ans après la conquête de la Lune, l’Homme rêve aujourd’hui de poser le pied sur Mars. Alors que la Nasa envisage cet événement historique pour les années 2030, l’Académie américaine des sciences (NRC) n’est pas si optimiste. Dans un rapport indépendant, elle avance même l’impossibilité de cette mission par manque d’argent et d’ambition de l’agence spatiale américaine.

« La poursuite de la présente approche de la Nasa, qui développe un système de lancement et un vaisseau pour voler au-delà de l’orbite terrestre tout en continuant à exploiter quasiment seule la Station spatiale internationale (ISS) jusqu’à la moitié des années 2020, le tout avec un budget ne couvrant pas l’inflation, est une invitation à l’échec et aux désillusions », écrivent les auteurs de ce rapport de 286 pages.

Une coopération internationale

« Parmi le petit nombre de destinations possibles, comme un retour sur la Lune, la plus distante et difficile est de poser des hommes sur Mars, ce qui doit être par conséquent notre but ultime. Tous les programmes spatiaux de nos partenaires potentielles tendent vers cet objectif », souligne l’un scientifique qui a co-signé le rapport. Cependant, le budget américain actuel consacré à cette mission ne semble pas suffisant pour le NRC, qui ne donne aucune recommandation budgétaire pour autant.

Pour que l’Homme pose un jour le pied sur Mars, le rapport recommande une coopération internationale, y compris avec la Chine, considérée par Washington comme un rival. Les scientifiques estiment même que retourner sur le sol lunaire favoriserait cette entente, étant donné l’intérêt que cette destination suscite chez d’autres nations. Cela permettrait également de mettre au point des technologies d’atterrissage et des modules d’habitation utiles pour de futures missions martiennes.

Et la mission Mars One dans tout ça, on en fait quoi ?

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Mathilde Bourge