Mâcher un chewing-gum favoriserait les migraines

Selon une étude israélienne, mastiquer régulièrement un chewing-gum augmenterait le risque de migraine chez l’adolescent.

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Arrêter le chewing-gum permettrait d'atténuer les douleurs liées à la migraine, voire de stopper totalement les céphalées. - crédit photo : Kristina Afanasyeva ©ThinkStock

Mâcher un chewing-gum favoriserait la concentration mais serait aussi responsable de migraines chez l’adolescent. Selon une étude israélienne récemment parue dans la revue Pediatric Neurology, l’arrêt de la mastication chez les jeunes permettrait de stopper les crises migraineuses.

Arrêter le chewing-gum diminuerait l’intensité de la migraine

Pour mener à bien ces travaux, le Dr Nathan Watemberg de l’Université de Tel Aviv est parti d’un constat : la plupart de ses jeunes patients accros au chewing-gum présentent des maux de tête chroniques. Pour tenter d’y voir plus clair, le scientifique et son équipe ont observé trente adolescents souffrant régulièrement des douleurs crâniennes et qui mâchaient pendant 1 à 6 heures par jour la fameuse sucrerie. Pendant un mois, les témoins ont totalement arrêté leur consommation. 19 d’entre eux ont signalé la disparition de leurs céphalées, 7 ont rapporté une baisse de leur fréquence et de leur intensité. Dans un deuxième temps, 26 des patients ont accepté de mastiquer à nouveau. Après deux semaines de reprise, tous ont constaté un retour des douleurs.

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Mâcher régulièrement entraînerait des maux de tête car cela sollicitera de façon trop intense l’articulation temporo-mandibulaire, la zone où la mâchoire est liée au crâne. « C’est la jointure la plus sollicitée du corps », précise le Dr Watemberg. Le chewing-gum serait d’autant plus néfaste que l’aspartame – souvent présent dans la gomme – pourrait être à l’origine des migraines. Le chercheur israélien conseille donc aux jeunes souffrant de céphalées chroniques d’arrêter le chewing-gum.

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Damien Rigat