Maigreur des mannequins : la loi adoptée

Afin de lutter contre la maigreur excessive des mannequins, les députés ont voté jeudi 17 décembre une loi, rendant obligatoire le certificat médical et la mention « Photographie retouchée ».

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Maigreur des mannequins : la loi adoptée ©Ivan Garcia / Shutterstock.com

Sur les podiums ou bien sur les campagnes publicitaires, certains mannequins frôlent la maigreur excessive. Une image que beaucoup de jeunes filles s’identifient, malheureusement. Ainsi, dans le cadre de la loi Santé, les députés français ont adopté une loi pour lutter contre ce phénomène. Des dispositions qui devraient changer beaucoup de choses dans le monde de la mode. 

Bientôt, un certificat médical attestant que « l’état de santé du mannequin, évalué notamment au regard de son indice de masse corporelle (IMC), est compatible avec l’exercice de son métier » sera obligatoire. Les mannequins devront donc impérativement  se munir de ce certificat pour exercer leur activité. Toute infraction à cet article est passible de six mois d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende. 

La mention « Photographie retouchée » obligatoire

La loi prévoit également que les photographies de mannequins qui ont été modifiées « afin d’affiner ou d’épaissir la silhouette », devront être accompagnées de la mention « Photographie retouchée ».

Quant aux sites Internet prônant l’anorexie (pro-ana), la loi ne prévoit aucune pénalisation. Une proposition sur le délit d’incitation à la maigreur avait été supprimée du projet de loi en novembre dernier. Cette dernière prévoyait des sanctions allant jusqu’à un an de prison et 100 000 euros d’amende. Mais les professionnels et les associations de prévention et de lutte contre les troubles alimentaires y étaient hostiles, car selon eux, les auteurs de ces sites étaient souvent eux-mêmes victimes de troubles alimentaires, la sanction ne ferait alors que les fragiliser davantage. En mars dernier, une étude du projet Anamia, menée par le sociologue Antonio Casilli, avait également souligné que les sites pro-ana étaient avant tout des lieux d’échanges et d’entraides pour des adolescents qui n’ont pas toujours accès à des spécialistes médicaux.

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Marine Vautrin