Mariage pour tous : les dictionnaires revoient leur définition

Alors que le Sénat examine le projet de loi sur le mariage pour tous, les dictionnaires français prennent de l’avance et s’interrogent sur la définition du mot « mariage ».

0
1910
Certains dictionnaires sont en train de revoir leur définition du mot « mariage », pour que celle-ci soit plus adaptée au projet de loi sur le mariage pour tous, actuellement examiné au Sénat. - Image d'illsutration ©ThinkStock

Débattu au Sénat depuis le 4 avril, le texte sur le mariage pour tous est également au centre des discussions chez les experts de la langue française. Certains dictionnaires sont en train de revoir leur définition du mot « mariage », pour que celle-ci soit plus adaptée au projet de loi en cours d’examen.

Le mariage selon Larousse

La définition du Larousse sera amendée dans l’édition 2014 du dictionnaire (publiée en juin 2013).

– La définition actuelle : « mariage : l’acte solennel par lequel un homme et une femme établissent entre eux une union dont les conditions, les effets et la dissolution sont régis par les dispositions juridiques en vigueur dans leur pays (…) »

– La nouvelle définition : « mariage : acte solennel par lequel deux personnes de sexe différent, ou de même sexe, établissent entre eux une union »

> La définition proposée sur le site : « mariage : acte solennel par lequel un homme et une femme (ou, dans certains pays, deux personnes de même sexe) établissent entre eux une union (…) »

Le mariage selon Le Petit Robert

La définition du mariage présentée par Le Petit Robert est plutôt neutre : « mariage : union légitime de deux personnes dans les conditions prévues par la loi ». L’éditeur explique à l’AFP qu’elle pourrait évoluée une fois la loi votée.

L’Académie française n’est pas pressée

Selon la définition de l’Académie française, le mariage est « l’union légitime d’un homme et d’une femme formée par l’échange des consentements que recueille publiquement le représentant de l’autorité civile ».

Bien qu’elle soit en décalage avec l’idée du mariage véhiculé par le projet de loi, cette définition pourrait rester inchangée pendant plusieurs années. « L’Académie ne juge pas sur le fond, elle consacre un usage », explique à l’AFP Mathieu Pasqualini, directeur de cabinet du secrétaire perpétuel de l’institution.

Lire aussi : Hommen, les opposants au mariage pour tous sortent les crocs

Cécile David