Médicaments : finies les vignettes !

À partir du 1er juillet, les boîtes de médicaments n'auront plus de vignettes spécifiant leur prix et leur taux de remboursement. Objectif : faciliter la traçabilité des produits.

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Pour le pharmacien, la disparition de la vignette représente « une charge administrative et économique supplémentaire », regrette Philippe Besset, le vice-président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). - crédit photo : Andreea ©ShutterStock

Les vignettes qui indiquent le prix et le taux de remboursement (15 %, 30 % ou 65 %) sur les boîtes des médicaments remboursables vont disparaître à partir du 1er juillet 2014. Prise en 2012, cette décision a été validée afin de permettre une meilleure traçabilité des médicaments. Le problème est que cette mesure représente une nouvelle charge administrative pour les pharmaciens, dénonce la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF).

Médicament : les informations accessibles sur une base de données publiques

Le site gouvernemental d’information sur les médicaments estime que la vignette est une « source de complications administratives et techniques, et s’avère surtout superflue [car] tous les médicaments disposent désormais d’un code de traçabilité » (AFP). Ce code, le Datamatrix, remplace le code barre, « seul moyen jusqu’à présent d’identifier un médicament ». La transmission des feuilles de soins à l’Assurance maladie « est maintenant entièrement informatisée ».

Concrètement, les patients pourront retrouver les données sur le prix et le remboursement de leur médicament au moment où le pharmacien scannera la code de traçabilité. Ces informations apparaîtront également sur la facture imprimée par l’officine, au verso de l’ordonnance, et dans la base de données du produit sur le site gouvernemental ou sur le logiciel des pharmacies.

Une charge supplémentaire pour les pharmaciens

Les officines seront toutes reliées à une base nationale commune de prix, mise à jour régulièrement. Elle sera gérée par le Comité économique des produits de santé (CEPS), l’organisme en charge de publier les prix des médicaments au Journal Officiel.

Globalement, la FSPF pense que cette mesure est « une bonne idée ». Le patient devra, certes, changer ses habitudes, mais il « aura éventuellement plus d’informations » par le biais de la base de données publiques. En revanche, pour le pharmacien, cela représente « une charge administrative et économique supplémentaire », regrette Philippe Besset, le vice-président du syndicat : « Avant, la vignette permettait de savoir à quelle date et à quel prix le médicament avait été acheté : à partir du moment où il n’y a plus le prix, on ne sait plus quel médicament on a acheté cher ou pas cher ».

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Damien Rigat