Médicaments : les Français ont confiance

Selon une enquête réalisée par Les entreprises du médicament, 87 % des Français ont confiance en leurs traitements. Surprenant au regard des différentes affaires qui ont récemment secoué le monde de la santé.

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87 % des personnes interrogées disent avoir confiance en leurs traitements (3 points de plus par rapport à 2012) ©ThinkStock

Mediator, pilules 3e génération… Malgré les scandales sanitaires, les Français ont confiance en leurs médicaments. Jeudi 28 mars, le Leem (Les entreprises du médicament) a présenté son troisième observatoire sociétal du médicament : selon l’enquête menée par Ipsos, 87 % des personnes interrogées disent avoir confiance en leurs traitements (3 points de plus par rapport à 2012).

77 % des sondés pensent que les médicaments se sont améliorés

1er constat : Malgré une baisse de leur consommation, les Français restent nombreux à prendre des médicaments. 43 % des sondés assurent en prendre tous les jours, 52 % au moins une fois par semaine, 66 % au moins une fois par mois.

Ils posent un regard plutôt positif sur leurs traitements. 77 % pensent qu’ils se sont améliorés, 59 % que les effets secondaires sont mieux contrôlés. Ils n’en restent pas moins lucides : 90 % des sondés sont d’accord avec le fait que « les médicaments sont des produits actifs qui présentent certains risques. »

« Cette confiance est surprenante étant donné le climat de défiance souvent cité, s’étonne Brice Teinturier, l’un des auteurs de l’étude. Mais elle s’explique principalement par leur expérience personnelle ». Une grande majorité des personnes interrogées (92 %) déclare que leurs traitements se sont avérés « efficaces ».

Des patients acteurs de leur santé

Les Français ne se contentent plus systématiquement de l’avis de leur praticien. Ils sont 48 % à consulter les notices et 46 % à effectuer des recherches sur internet. « Ils croisent les informations reçues, vérifient leurs sources et agissent tels des enquêteurs pour leur santé, ce qui leur donne notamment le sentiment d’être acteurs de ce système, et d’avoir une part de contrôle », expliquent les auteurs de l’étude.

Cette attitude leur permet d’instaurer un dialogue avec leur médecin généraliste. Fini le patient passif : 62 % des sondés expliquent qu’ils ont déjà demandé la prescription d’un médicament précis, 25 % qu’ils ont déjà remis en cause un diagnostic (95 % des praticiens interrogés se sont retrouvés dans ce cas de figure). De façon plus générale, la moitié des personnes sondées (51 %) déclare avoir déjà échangé avec leur médecin à propos des informations trouvées sur le web.

> Les Français ont, certes, confiance en leurs traitements, mais ils ne sont pas encore prêts à se fournir sur internet. Seuls 11 % des sondés envisagent d’acheter un médicament en ligne dans les prochains moins. Rappel : depuis le début de l’année, les pharmaciens ont le droit de vendre 3 500 familles de médicaments sur leur site web.

Damien Rigat