Médicaments sur internet : une campagne pour aider les internautes

Désormais en vente sur internet, les médicaments sont davantage exposés à la contrefaçon. Afin d’aider les internautes à mieux cibler leurs achats, le ministère de la Santé lance une campagne d’information.

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Un site web de vente de médicaments légal doit être relié à une pharmacie physique existante. ©ThinkStock

Depuis le mois de juillet, la vente de médicaments sur internet est autorisée en France. Une ouverture qui a ses failles. Qui dit achat en ligne dit risque accru de contrefaçons. Fin août, une centaine de sites illégaux ont été repérés par l’Ordre des pharmaciens. Pour aider les Français à y voir plus clair, le ministère de la Santé a annoncé hier le lancement d’une campagne d’information sur le sujet.

« Sur internet, pas facile de reconnaître un faux médicament »

La campagne est diffusée sur la toile par l’intermédiaire de slogans du type « Attention aux contrefaçons, elles sont dangereuses pour votre santé » ou « Sur internet, pas facile de reconnaître un faux médicament ». Les internautes peuvent lire ces messages sur des sites officiels (ministère de la Santé, Agence du médicament, Ordre des pharmaciens, Les entreprises du médicament) et sur des sites commerciaux très fréquentés ainsi que des sites dédiés à la santé. Chaque bannière renvoie à la liste des pharmacies françaises autorisées à développer son commerce sur internet. Pour rappel, un site web de vente de médicaments légal doit être relié à une pharmacie physique existante.

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« L’utilisation de faux médicaments, de médicaments faussement étiquetés, falsifiés ou contrefaits peut présenter des risques graves pour la santé », souligne le ministère dans un communiqué. Par cette opération de communication, il souhaite protéger les internautes. Depuis le 12 juillet 2013, 4 000 médicaments disponibles en automédication peuvent être achetés en France sur internet.

Médicaments sur internet : ouverture prochaine d’une base de données publique

En complément de cette campagne de sensibilisation, le ministère de la Santé ouvrira le 1er octobre une base de données publique pour « permettre au grand public et aux professionnels de santé d’accéder à des données et documents de référence sur les médicaments commercialisés ». Cette mesure fait partie des dispositions prévues dans la loi du 29 décembre 2011 relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé, mise en place après l’affaire du Mediator.

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Damien Rigat