Méningite mortelle : faut-il craindre une épidémie ?

Trois jeunes hommes présentant des symptômes de méningite sont morts la semaine dernière à Nice. Les professionnels de santé tiennent à rassurer la population : le risque d’épidémie est limité.

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Les méningocoques sont les seules bactéries capables d’engendrer une épidémie de méningites. - crédit photo : Sebastian Kaulitzki ©ThinkStock

Trois hommes présentant des symptômes de méningites sont décédés en fin de semaine dernière à Nice. « On peut considérer qu’il s’agit de trois cas de méningite », a précisé Marie-Claude Dumont, conseiller médical du directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA). Pour l’instant, il n’est pas question de parler d’épidémie.

Méningite : trois décès en deux jours

Un individu de 22 ans est mort le 22 février d’une méningite méningocoque B à l’hôpital psychiatrique de Sainte-Marie, où il séjournait. Par mesure de prévention, tout l’entourage de la victime a été traité par antibiotiques. Le lendemain, un homme de 29 ans est décédé d’une méningite, « probablement à méningocoque C », à l’hôpital l’Archet. Son beau-frère de 22 ans est mort deux jours plus tôt à son domicile. La famille a refusé le recours à une autopsie mais les médecins pensent qu’il avait lui aussi développé une méningite. Les deux hommes avaient été en contact.

Le développement de la maladie est jugé normal par les autorités sanitaires

Les méningocoques sont les seules bactéries capables d’engendrer une épidémie de méningites. La maladie « se transmet d’une personne à l’autre, par l’intermédiaire des postillons, et lors de contacts directs, proches et prolongés ou répétés », précise l’ARS. Les autorités sanitaires se veulent plutôt rassurantes. Les infections de ce type sont endémiques à travers le monde, leur développement serait donc normal. Par ailleurs, la méningite méningocoque B peut être traitée par antibiotiques et un vaccin contre le groupe B a obtenu l’année dernière une autorisation de mise sur le marché européen. Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) le recommande aux personnes présentant un risque élevé de contracter une infection. Pour l’instant, aucune campagne de vaccination n’est envisagée dans la région de Nice.

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Cécile David