Moins de fruits et légumes à cause du mauvais temps ?

À cause de la persistance du froid et de la grisaille, les récoltes de fruits et légumes peinent à démarrer. Certains producteurs prévoient deux à trois semaines de retard, d’autres craignent le pire si le mauvais temps persiste.

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À cause du mauvais temps, le rayon « fruits et légumes » pourrait être moins garni que d'habitude cet été. - Image d'illustration ©ThinkStock

Ce mercredi 22 mai est la plus belle journée de la semaine. Pourtant, pas de quoi sortir les tongs : il fait 15°C en moyenne dans le nord du pays, 17 dans le sud. Si le mauvais temps a un impact négatif sur notre moral, il a aussi un effet sur les récoltes de fruits et légumes. Selon les producteurs, il pourrait y avoir un retard de deux à trois semaines, voire pire si le soleil ne se montre pas.

La récolte des cerises n’a toujours pas commencée dans le Vaucluse

Cité par Le Parisien, Emmanuel Demange, directeur de la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF) « espère fortement le retour du beau temps pour éviter les risques ».

Les fruits et légumes les plus concernés par ce retard sont, entre autres, les concombres, les melons, les tomates et les cerises. Pour ces dernières, la récolte a commencé avec deux semaines de retard dans l’Hérault et dans le Gard et elle n’a toujours pas été lancée dans le Vaucluse. Du côté des céréaliers, ce sont les productions de maïs qui inquiètent.

Les producteurs redoutent de voir les distributeurs s’approvisionner à l’étranger

Jean-Pierre La Noué, producteur de concombre dans la région Centre, estime avoir perdu cette année environ 30 % de sa production : « C’est pratiquement cuit pour la récolte de printemps » (Le Parisien). En cas de retard excessif, les producteurs craignent non seulement les pertes mais aussi la fuite des distributeurs, qui risquent de vouloir s’approvisionner à l’étranger à petit prix.

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En raison de la persistance du mauvais temps, les produits manquent de luminosité et de chaleur pour mûrir correctement – d’autant plus lorsqu’ils sont cultivés sous serre. De plus, certaines maladies se développent en raison de l’humidité. C’est le cas dans le Var, où les champignons se propagent dans les vignobles.

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Damien Rigat