Moustique-tigre : 17 départements sous surveillance

L’été approchant, la surveillance de l’Aedes albopictus, plus communément appelé « moustique-tigre », a été mise en place dans dix-sept départements. L’insecte peut transmettre des maladies telles que le chikungunya et la dengue.

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Le moustique-tigre (nom scientifique : Aedes albopictus) est reconnaissable de par sa couleur noire et ses rayures blanches, présentes sur les pattes et l’abdomen. ©ThinkStock

Attention aux moustiques ! Dans un communiqué diffusé le 30 avril sur le site du ministère de la Santé, la Direction générale de la santé (DGS) précise que la surveillance estivale de l’Aedes albopictus a été lancée dans dix-sept départements français, soit huit de plus qu’en 2012.

Moustique-tigre – les départements sous surveillance :

– la Haute-Corse (2B)
– la Corse du Sud (2A)
– les Alpes-de-Haute-Provence (04)
– les Alpes-Maritimes (06)
– l’Ardèche (07)
– l’Aude (11)
– les Bouches-du-Rhône (13)
– la Drôme (26)
– le Gard (30)
– la Haute-Garonne (31)
– l’Hérault (34)
– l’Isère (38)
– le Lot-et-Garonne (47)
– les Pyrénées orientales (66)
– le Rhône (69)
– le Var (83)
– le Vaucluse (84)

« Il n’y a pas, à l’heure actuelle, d’épidémie de dengue ou de chikungunya dans ces départements », rassure la DGS. En dehors de ces zones sous surveillance, le moustique-tigre a été repéré, de façon ponctuelle, dans l’Ain (01), en Aveyron (12), en Gironde (33), dans les Pyrénées-Atlantiques (64), en Saône-et-Loire (71), en Savoie (73) et en Haute-Savoie (74).

Moustique-tigre : qu’implique le dispositif de surveillance ?

Créé en 2006, le dispositif de lutte contre le moustique-tigre est actualisé tous les ans et renforcé à partir du 1er mai jusqu’à la fin de l’été. Il implique une surveillance accrue des espèces et des cas d’infection humaine. Il inclut, par ailleurs, le développement d’une campagne de sensibilisation auprès des personnes vivant dans les zones les plus concernées.

Les recommandations de la DGS :

– supprimer à l’intérieur et autour de son domicile les eaux stagnantes (vases, soucoupes de pots de fleurs, pneus usagés, etc.), dans lesquelles le moustique peut se reproduire ;

– bien se protéger des piqûres de moustiques si l’on est amené à se rendre dans des pays où circulent le virus de la dengue et du chikungunya (même précaution au retour).

Lire aussi : Pourquoi doit-on se méfier du moustique-tigre ?

> Au cours de l’été 2010, deux personnes (autochtones) ont été infectées dans les Alpes-Maritimes et le Var : 2 cas de dengue et deux cas de chikungunya.

Qu’est-ce que l’Aedes albopictus ?

Le moustique-tigre (nom scientifique : Aedes albopictus) est reconnaissable de par sa couleur noire et ses rayures blanches, présentes sur les pattes et l’abdomen. Originaire d’Asie, il peut transmettre des maladies tropicales comme le chikungunya et la dengue.

Depuis plusieurs années, sa population se développe dans certains départements d’Outre-mer. Il est a été aperçu en métropole au cours de l’année 2004 dans les Alpes-Maritimes, avant d’apparaître dans le Var en 2007. En 2010, il fait son apparition à Marseille et en 2011 dans l’Hérault, le Gard et le Vaucluse.

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Damien Rigat