Nantes : l’aéroport actuel ne serait pas si bruyant

L’aéroport de Nantes ne serait pas aussi bruyant que l'avancent certaines études. Les élus opposés au projet de transfert à Notre-Dame-des-Landes viennent de présenter une contre-étude sur le plan d’exposition au bruit.

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Le plan d’exposition au bruit établi en 2003 aurait été « totalement surestimé », avancent les opposants au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. - photo : aéroport Nantes Atlantique, 2008 - crédit : Evrard JS ©sipa

Et si l’aéroport actuel de Nantes n’était pas aussi bruyant qu’on le dit ? Le collectif d’élus opposés au projet de transfert à Notre-Dames-des-Landes présente une contre-étude sur le plan d’exposition au bruit de l’agglomération nantaise.

Les opposants veulent une confrontation « chiffres contre chiffres »

Pour réaliser ce rapport, les élus ont fait appel au cabinet européen ADECS-Airinfra. Ce dernier a centré son analyse sur les prévisions (à 10 et 20 ans) de trafic de passagers du groupe Vinci, concessionnaire de l’aéroport, et du nombre de personnes transportées par les avions. « Sur les huit premiers mois de l’année, le nombre d’avions a diminué à Nantes Atlantique, alors que le trafic passagers progressait de 9 %, explique le collectif (Ouest-France). Or, c’est le nombre d’avions qui dicte le plan d’exposition au bruit, et les contraintes urbanistiques qui vont avec. »

Selon l’étude réalisée par ADECS-Airinfra, les interdiction ou limitations de constructions de logements ne concernent pas l’île de Nantes et la zone d’aménagement concerté (ZAC) des Îles à Rezé. De plus, le plan d’exposition au bruit établi en 2003 aurait été « totalement surestimé », puisqu’il prend en considération des avions anciens, beaucoup plus bruyants que les nouveaux modèles. « La présence de [l’aéroport] au sud de la ville ne rend pas impossible la densification urbaine de Nantes. L’argument du bruit qui empêcherait l’urbanisation est un mensonge », assènent les élus. Ils attendent désormais la sortie des études du préfet et de la direction générale de l’aviation civile et exigent une confrontation « chiffres contre chiffres ».

Nantes Atlantique : prochain rendez-vous en octobre

Les défenseurs du projet remettent en cause la validité du rapport dévoilé par les opposants. Alain Mustière, président de l’association Des ailes pour l’Ouest, assure que les mouvements ont progressé de 30 % en cinq ans à Nantes Atlantique et les trafics passagers de 37 % en deux ans.

La préfecture organisera une réunion fin octobre. Les premiers résultats des études réalisées par le service technique et la direction générale de l’aviation civile devraient y être exposés.

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Cécile David