Nicolas Sarkozy à Villepinte : ce qu’il faut retenir

Plus de 60 000 militants selon l'UMP s'étaient réunis, hier, à Villepinte, pour écouter les propositions de leur candidat à la Présidentielle, Nicolas Sarkozy. L'actuel chef de l'Etat a surtout parlé d'Europe et fustigé la politique de son principal rival, François Hollande. Résumé.

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« L’Europe ne doit plus être une menace, elle doit être une protection », a affirmé hier Nicolas Sarkozy à Villepinte. Le discours du chef de l’Etat, acclamé par plus de 60 000 militants UMP présents, a essentiellement porté sur le rôle moteur de la France dans l’Union européenne. Voici, à ce sujet, les deux grandes propositions du candidat à sa propre réélection.

Revoir les accords de Schengen. L’afflux d’immigrés consécutif aux révolutions arabes inquiète l’actuel président. « A l’heure de la crise économique, si l’Europe ne choisit pas ceux qui peuvent entrer sur le territoire, elle ne pourra plus financer sa protection sociale ». Nicolas Sarkozy réclame une « discipline commune » dans les contrôles aux frontières, et souhaite pouvoir sanctionner, voire exclure de Schengen, un Etat défaillant. Hier, il est allé jusqu’à menacer les pays partenaires de suspendre sa participation aux accords de Schengen si des efforts ne sont pas faits dans ce sens.

Protéger les entreprises européennes. Nicolas Sarkozy suggère la mis en place d’un « Buy European Act », calqué sur le modèle du « Buy American Act ». Cette loi protectionniste vise à garantir aux PME européennes une part des marchés publics européens. « Ainsi l’Europe soutiendra les entreprises qui ont décidé de fabriquer et de produire en Europe. », a expliqué le candidat UMP.

Nicolas Sarkozy a évoqué d’autres grands thèmes de campagne, mais n’a pas formulé de réelles propositions. En revanche, il n’a pas hésité à fustiger celles de son principal rival à la course à la Présidentielle, le candidat socialiste François Hollande, notamment sa position sur les banlieues. « C’est la gauche qui a abandonné les quartiers, c’est la gauche qui a laissé tomber les habitants des quartiers, c’est la gauche qui a voulu la paupérisation et le communautarisme dans ces quartiers », a accusé l’actuel président. Il a annoncé faire part dans les toutes prochaines semaines du second volet de son plan de rénovation des banlieues.

Julie Toury