Noël : 16,5% de jouets non-conformes ou dangereux

À l’approche de Noël, la Direction de la répression des fraudes (DGCCRF) indique que 16,5% des jouets vendus seraient non-conformes, voire dangereux pour les enfants.

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©ShutterStock

Comme chaque année, Noël apporte son lot de jouets non-conformes aux normes de sécurité. La Répression des fraudes (DGCCRF) a publié, vendredi 4 décembre, un rapport inquiétant sur les articles vendus dans les rayons de Noël. Les agents de la DGCCRF ont mené une vaste opération dans 3 889 établissements français, impliquant 12 988 actions de contrôle. Parmi ces lieux, ils ont ratissé les grands magasins de distribution, les lieux de fabrication, les sites d’importation, les commerces de détails, les marchés de Noël et les sites de ventes à distance. Résultats ? Ils ont constaté que 16,5% des jouets sont non-conformes, voire dangereux, à la suite de plusieurs analyses physico-chimiques.

D’après la DGCCRF, « les principales causes de dangerosité enregistrées en 2014 sont notamment les petits éléments dans les jouets de moins de 3 ans, l’accessibilité au rembourrage des peluches et les risques chimiques liés à la présence de phtalates dans des jouets en plastique (PVC) ».

Des exigences de sécurité méconnues chez les petits artisans

La plupart des grands distributeurs ou fabricants « maîtrisent bien la réglementation spécifique aux jouets ». Malheureusement, ce constat n’est pas le même chez les petits fabricants. « Les exigences en matière de sécurité (fabrications, avertissements réglementaires) sont méconnues chez les petits artisans (notamment chez les fabricants de jouets en bois), mais aussi dans les commerces ambulants et les marchés de Noël. Pour ces derniers, s’ajoute l’absence de traçabilité des jouets mis en vente (factures inexistantes imprécises, illisibles ou incomplètes) », précise dans son dossier de presse la DGCCRF.

Les sites de vente en ligne sont également pointés du doigt car « ils n’affichent pas toujours, ou de façon incomplète ou imprécise, les avertissements réglementaires destinés au consommateur concernant certains jouets soumis à des exigences d’information spécifiques ».

Au total, « les anomalies constatées ont fait l’objet de 838 avertissements à l’encontre des opérateurs, de 127 mesures de police administrative et de 100 dossiers contentieux adressés à l’autorité judiciaire », conclut la DGCCRF.

Comment éviter les jouets dangereux ?

Dans son rapport, la Direction de la répression des fraudes détaille plusieurs conseils d’achat :

– Vérifier la présence des marquages obligatoires (CE).

– Vérifier la classe d’âge à laquelle est destiné le jouet (notamment les jouets interdits ou déconseillés aux enfants de moins de trois ans).

– Faire attention aux jouets qui comportent des petites pièces et se demander s’ils sont adaptés à l’enfant. Pour les jeunes enfants, il faut privilégier les mécanismes simples et éviter les jouets qui comportent des mécanismes pliants (risque de pincement ou de coupure).

– Lire attentivement les recommandations et mises en garde figurant sur l’étiquetage ou l’emballage.

– Écarter les jouets dont la notice n’est pas traduite en français.

– Privilégier les circuits commerciaux classiques et ainsi bannir les revendeurs à la sauvette.

– Préférer les plastiques colorés dans la masse car les peintures sont sensibles aux chocs et peuvent s’écailler.

– Pour les peluches, il faut vérifier la solidité des coutures, des yeux et du nez, et éviter les peluches qui ont des accessoires facilement détachables.

– Pour les moins de 2 ans, le mieux est d’éviter les poupées avec des accessoires et des cheveux longs car en les arrachant, les petits peuvent les avaler.

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