Nopron : interdit en France, un sirop pour enfant vient d’être saisi en Italie

L’Agence nationale de sécurité du médicament a rappelé à l’ordre Primius Lab. Le laboratoire anglais aurait tenté de commercialiser en Italie Nopron, un sirop pour la toux interdit en France depuis 2012.

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14 000 boîtes de Nopron ont été saisies par les douanes italiennes. ©ThinkStock

14 000 boîtes de sirop pour enfant ont été saisies par les douanes italiennes. Le médicament en question était du Nopron, un traitement interdit en France depuis janvier 2012. Dans une lettre datée de juin 2013, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a rappelé à l’ordre le laboratoire anglais Primius Lab pour tentative de commercialisation en Italie.

Nopron : un laboratoire français soupçonné

En découvrant les boîtes de sirop contre la toux, les douanes italiennes ont immédiatement contacté la France. Primius Lab ne conteste pas « d’avoir tenté la mise en vente sur le marché du Nopron » mais plaide « la bonne foi », rapporte le journal Ouest-France.

Interdit à la vente en 2012, le Nopron était à l’époque distribué par le laboratoire français Alkopharm. Ce dernier avait fait l’objet d’une enquête judiciaire, après avoir commercialisé un anticancéreux périmé. Par mesure de sécurité, l’ANSM avait alors exigé le retrait de 14 produits, dont le Nopron. Depuis cette affaire, c’est le laboratoire Primius qui est en charge du sirop.

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Alkopharm se dédouane de toute responsabilité. « Nous ne fabriquons plus le Nopron depuis 2011. Des produits se promènent encore sur le marché. Je n’étais pas au courant de ce rappel à l’ordre », a déclaré Alain Bouaziz, le dirigeant du laboratoire français. Pourtant, d’après les informations recueillies par Le Parisien, Primius et Alkopharm entretiendraient d’étroites relations.

Nopron : « pas de sur-risque pour la santé »

L’ANSM se veut rassurante. Selon elle, il n’y a « pas de sur-risque identifié pour la santé ». Mais elle reste ferme : « Le médicament a été retiré car il n’y avait pas de garantie de conformité. Si nous retirons un médicament en France, ce n’est pas pour qu’il se retrouve sur le marché européen », confie-t-elle à Ouest-France.

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Damien Rigat