« Obama blessé dans un attentat » : le tweet qui fait chuter la bourse

Mardi 23 avril, le compte Twitter de l'agence de presse américaine annonçait que Barack Obama avait été blessé, suite à un attentat visant la Maison Blanche. En réalité, le compte d'Associated Press avait été piraté par des pro Bachar Al-Assad.

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Barack Obama n'a pas été touché par un attentat à la Maison Blanche ©Sipa

« Deux explosions à la Maison Blanche, Obama blessé. » Ce tweet, publié sur le compte officiel de l’Associated Press (AP) a provoqué l’incrédulité des quartiers de la presse de la Maison Blanche, situés à seulement quelques mètres du bureau du Président. En effet, aux alentours de 13 heures (heure locale) personne n’a entendu de détonations.

En réalité, le compte de l’agence de presse américaine a été piraté quelques minutes, le temps que les hackers postent un faux message et que la bourse de Wall Street s’affole. L’annonce, retweeté des centaines de fois, a fait chuté l’indice Dow Jones de 130 points, avant de retrouver son niveau initial.

Très vite, AP a publié un démenti, expliquant avoir été victime d’un piratage informatique :

« Le compte Twitter de @AP a été piraté. Le tweet sur un attentat à la Maison-Blanche est faux ».

Le porte-parole de la Maison Blanche a pour sa part rassuré les Américains :

« Le président va bien. J’étais avec lui à l’instant », a affirmé Jay Carney.

Barack Obama est d’ailleurs apparu quelques instants plus tard dans la Roseraie de la Maison Blanche, pour honorer les enseignants de l’année. Durant son discours, il n’a fait aucune allusion à la fausse rumeur.

Des pirates pro-Assad

Très vite, le piratage a été revendiqué par la Syrian Electronic Army (L’armée électronique syrienne), qui n’en était pas à son coup d’essai. La SEA avait déjà pris les commandes de plusieurs médias internationaux, dont l’agence France presse (AFP). Le groupe, qui se revendique pro-Assad, avaient publié plusieurs photos sur le compte avant que ce dernier ne soit suspendu. Le compte de l’agence américaine a également été clôturé.

Mathilde Bourge